La MEDITATION et le SYMBOLE

La MEDITATION et le SYMBOLE

Lc 02/19 (Péricope 008 Synopse Lagrange) Commentaire Théorique et Méditation Opérative

La MEDITATION et le SYMBOLE

MEDITATION SYMBOLIQUE

Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant-symboliquement- sumballein en son cœur (Lc 02/19 = P 008)

Théorie :

En dehors des évangiles et du Nouveau Testament chrétien, nous ne savons rien de Marie, mère de Jésus. Dans le mythe chrétien de l’incarnation de Dieu en Jésus, elle apparait comme sa mère. Lors de la naissance de Jésus, le récit sacré précise ce verset. À première vue, c’est chose banale : quelle femme ne retiendrait-elle pas les circonstances de la naissance de son enfant, et n’y penserait-elle pas avec émotion et affection ?

En symbolisme spirituel, Marie est l’âme sensible et affective du méditant, la matrice de sa dimension spirituelle (son pôle yin). Joseph est le mental d’un juste, savant dans les Écritures, et expert dans le silence méditatif, qui le met en communication avec les anges, car Joseph ne parle jamais dans l’Évangile, mais entend les anges (le pôle yang du méditant).

Ce qui n’est pas banal, chez Marie, c’est qu’elle médite symboliquement. Ici se trouve l’unique emploi évangélique de la notion de symbole. Au début du texte, et comme un mode d’emploi ; ce n’est pas à prendre à la lettre -ou parfois pas seulement- mais à comprendre en symbolisme spirituel.

Tout chemin a ses dangers. Les dangers de la compréhension symboliste du monde sont, premièrement, de s’imaginer être le réceptionnaire privilégié d’une révélation particulière, alors que tout est symbolique dans le cosmos, même si la plupart des humains ne le voit pas. Deuxièmement, c’est de laisser l’imagination, folle du logis, faire des interprétations hors de toute science sacrée. Pour qui veut s’initier au symbolisme, voir ‘Les symboles fondamentaux de la Science Sacrée’ de René Guénon. Marie, conjointement à Joseph sans aucun doute, pratiquait cet art.

Pratique :

Que ce soit en lisant l’Écriture (Bhagavad Gita=BG, Évangile ou autre), ou en observant l’apparent hasard des événements collectifs ou individuels, ne jamais voir les choses seulement comme choses, mais toujours chercher ce qu’elles signifient.

Nombre d’événements sont des clins d’œil de Dieu, des pancartes sur la route. Les catastrophes, grandes ou petites, sont des arrêts sur une voie inappropriée, et des moyens de retrouver le bon chemin.

Jésus ‘ressuscité’ apparaît à ses proches qui ne le reconnaissent pas. Dieu assume la forme de toutes choses dit la BG 11/16. Rien ne l’honore autant que d’être reconnu, lorsqu’il se cache.

 

 

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