Être sans fin

Bhagavad Gita 02/12 Commentaire Théorique et Méditation Opérative

Être sans fin

Jamais je n’ai été sans être, ni toi, Arjuna. Jamais aucun de nous ne cessera d’être (BG 02/12)

Théorie :

1     Le christianisme affirme que la création d’un humain coïncide avec sa conception. Tout homme pressent cette vérité métaphysique : ‘Ce qui a un début aura une fin’. Dès lors, en culture chrétienne, l’homme craint d’avoir une fin, et il attend de la religion chrétienne, par la ‘résurrection des corps’, de pouvoir vivre sans fin.

2     La Bhagavad Gita affirme que l’être est sans fin (bien que se manifestant cycliquement au cours du samsara, la ‘ronde des naissances et des morts’). Le corps a un début, la conception et la naissance, et il a une fin, la mort et la décomposition. L’être dont c’est le corps n’a pas de début – Jamais je n’ai été sans être- et pas de fin –aucun de nous ne cessera d’être-. Seule l’ignorance peut craindre de cesser d’être. On peut craindre à bon droit de cesser d’être cela que nous sommes ; on ne peut pas craindre de cesser d’être.

Pratique :

En christianisme, il s’agit de croire ; parce que les dogmes de l’Église le disent. En spiritualité, il s’agit d’en chercher l’évidence au fond de soi, dans la méditation.

Assis en posture de yoga (ou ‘posture royale’ sur une chaise)      observer que tout ce qui passe dans le champ de conscience a eu un début, présente un développement, et aura une fin. Et cependant, au-delà de cette observation, éprouver que la conscience elle-même n’a pas de développement, donc pas de début, pas de fin. Les contenus de la conscience existent ; la conscience est.

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