Immortalité

Bhagavad Gita 02/14-15 Commentaire Théorique et Méditation Opérative

C’est le contact des sens avec les objets matériels qui engendre les sensations de chaud et de froid, de plaisir et de douleur. Elles ont un début et une fin, et ne durent pas. Endure-les avec courage, sans en être affecté. Celui qu’elles n’affligent pas, et qui garde une âme égale et ferme dans le plaisir et la douleur, celui-là se qualifie pour l’immortalité (BG 02/14-15).

Théorie :

L’animal et l’homme profane recherchent le plaisir et fuient le pénible. Le monde cosmique mortel, qui possède sa propre intelligence, les enchaîne par ce double lien. Pour se libérer du monde mortel, il faut trancher ces liens. Samtosha, le contentement inconditionnel, est l’outil de cette libération. Le yoga est équanimité (BG 02/48).

Pourquoi ? Parce que l’atman, l’être éternel habitant le corps, se désidentifie d’avec le corps. Il ne le méprise pas. Il n’en dépend pas. Il agit avec lui, et en jouit à l’occasion.

Il ne s’agit pas, ici, de croire ou non cela, mais de l’expérimenter pour connaître.

Pratique :

Nul besoin de s’exposer à la douleur volontaire, éventuellement masochiste, pour obtenir cette équanimité. Par contre, que dans le quotidien, rien ni personne n’ait jamais prise sur le contentement du yogi. Ni la finitude du corps. Ni les relations nécessaires et cependant frustrantes. Ni la douloureuse conscience de la dérive spirituelle du monde.

Alors l’atman, le pôle divin immortel habitant le cœur de l’homme (BG 10/01), s’éveille à sa nature vraie, l’immortalité.

 

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