La GUERRE JUSTE
Pense aussi à ton devoir (sva-dharma) de kshatriya (gouvernant)
et tu n’hésiteras pas.
Pour un kshatriya, rien n’est plus grand qu’une guerre juste
(BG 02/31)
Théorie :
Saint Augustin puis saint Thomas d’Aquin ont élaboré la doctrine chrétienne de la guerre juste : défensive, gagnable, proportionnée au tort causé. Les bombardements de civils des guerres modernes ébranlent cette doctrine ; la bombe atomique la rend diaboliquement délicate à manier. Le pape saint Jean-Paul II persiste cependant, déclarant à l’ONU : « L’arme atomique est un mal nécessaire. » Puis, rupture avec le pape François (sans numéro), qui déclare « toute guerre est injuste ».
A l’époque des pires technologies guerrières et du plus grand commerce des armes que le monde ait connu, la religion chrétienne verse dans l’utopie du refus de toute guerre. Ce sutra de la Gita est-il obsolète ? Monstrueux ? Le spirituel, tendant l’autre joue à tout malfaiteur, ne peut-il vivre qu’en esclave des malfaisants qui pullulent sur la terre ?
Le refus de toute guerre résulte de l’absolutisation du corps dans l’idéologie moderne. Le spirituel est précisément celui qui relativise le corps et absolutise l’Esprit-atman. Il fait tout pour vivre en paix, mais préfère risquer son corps plutôt que perdre l’Esprit-atman.
Le mouvement spirituel des humanités étant régressif, comme celui des corps, et notre époque étant manifestement de décomposition spirituelle, on ne peut pas, et on ne pourra de moins en moins, vivre sans guerre.
L’islam distingue opportunément la ‘grande’ et la ‘petite guerre sainte (Jihad)’. La grande est la guerre intérieure, contre les tendances avilisantes (tamasiques) de l’humain.
Le Dharma est la loi harmonieuse du monde comme divin manifesté. Le sva-dharma est la loi particulière à chacun, aucun humain n’étant identique à un autre. Un kshatriya est membre de la caste noble (armée, police, justice, gouvernement et administration) ; il est, par définition, toujours prêt à payer ‘l’impôt du sang’ pour défendre la justice, donc à faire la guerre juste. Pour lui, rien n’est plus grand. C’est ce qu’Arjuna, le héros chevalier de la Gita, a failli oublier par trouble émotionnel. Pour d’autres castes, les valeurs sont différentes.
Mais pour tout humain spirituel, quelles que soient sa condition et son sexe, la guerre juste intérieure est la valeur non négociable. Et cette guerre intérieure ne peut rester sans écho dans la vie extérieure.
Pratique :
Dans le monde moderne, assailli d’injustices de toutes parts, la stratégie doit primer : contre laquelle lutter ? On ne peut lutter contre tout, et personne n’est qualifié pour tout. Le reste, bien qu’important, n’est pas mon sva-dharma, ma vocation propre. Il convient d’être au clair sur ce point.
De même en est-il pour la ‘grande guerre sainte’, intérieure. Toutes les faiblesses, défauts, péchés, voire vices, n’ont pas la même puissance anti-spirituelle. Avant tout, ne pas se tromper d’objectif. Et ne pas courir deux lièvres à la fois. Alors tu n’hésiteras pas. Et, « quand on veut fortement, constamment, on réussit toujours » dit un guerrier de grand renom.
La GUERRE JUSTE
La GUERRE JUSTE
La GUERRE JUSTE
Pense aussi à ton devoir (sva-dharma) de kshatriya (gouvernant)
et tu n’hésiteras pas.
Pour un kshatriya, rien n’est plus grand qu’une guerre juste
(BG 02/31)
Théorie :
Saint Augustin puis saint Thomas d’Aquin ont élaboré la doctrine chrétienne de la guerre juste : défensive, gagnable, proportionnée au tort causé. Les bombardements de civils des guerres modernes ébranlent cette doctrine ; la bombe atomique la rend diaboliquement délicate à manier. Le pape saint Jean-Paul II persiste cependant, déclarant à l’ONU : « L’arme atomique est un mal nécessaire. » Puis, rupture avec le pape François (sans numéro), qui déclare « toute guerre est injuste ».
A l’époque des pires technologies guerrières et du plus grand commerce des armes que le monde ait connu, la religion chrétienne verse dans l’utopie du refus de toute guerre. Ce sutra de la Gita est-il obsolète ? Monstrueux ? Le spirituel, tendant l’autre joue à tout malfaiteur, ne peut-il vivre qu’en esclave des malfaisants qui pullulent sur la terre ?
Le refus de toute guerre résulte de l’absolutisation du corps dans l’idéologie moderne. Le spirituel est précisément celui qui relativise le corps et absolutise l’Esprit-atman. Il fait tout pour vivre en paix, mais préfère risquer son corps plutôt que perdre l’Esprit-atman.
Le mouvement spirituel des humanités étant régressif, comme celui des corps, et notre époque étant manifestement de décomposition spirituelle, on ne peut pas, et on ne pourra de moins en moins, vivre sans guerre.
L’islam distingue opportunément la ‘grande’ et la ‘petite guerre sainte (Jihad)’. La grande est la guerre intérieure, contre les tendances avilisantes (tamasiques) de l’humain.
Le Dharma est la loi harmonieuse du monde comme divin manifesté. Le sva-dharma est la loi particulière à chacun, aucun humain n’étant identique à un autre. Un kshatriya est membre de la caste noble (armée, police, justice, gouvernement et administration) ; il est, par définition, toujours prêt à payer ‘l’impôt du sang’ pour défendre la justice, donc à faire la guerre juste. Pour lui, rien n’est plus grand. C’est ce qu’Arjuna, le héros chevalier de la Gita, a failli oublier par trouble émotionnel. Pour d’autres castes, les valeurs sont différentes.
Mais pour tout humain spirituel, quelles que soient sa condition et son sexe, la guerre juste intérieure est la valeur non négociable. Et cette guerre intérieure ne peut rester sans écho dans la vie extérieure.
Pratique :
Dans le monde moderne, assailli d’injustices de toutes parts, la stratégie doit primer : contre laquelle lutter ? On ne peut lutter contre tout, et personne n’est qualifié pour tout. Le reste, bien qu’important, n’est pas mon sva-dharma, ma vocation propre. Il convient d’être au clair sur ce point.
De même en est-il pour la ‘grande guerre sainte’, intérieure. Toutes les faiblesses, défauts, péchés, voire vices, n’ont pas la même puissance anti-spirituelle. Avant tout, ne pas se tromper d’objectif. Et ne pas courir deux lièvres à la fois. Alors tu n’hésiteras pas. Et, « quand on veut fortement, constamment, on réussit toujours » dit un guerrier de grand renom.
La GUERRE JUSTE