HONNEUR et HUMILITE
Te refuser à ce combat légitime,
ce serait forfaire à ton devoir, à l’honneur
et tomber dans la faute
(BG 02/33)
Théorie :
1 Dans la conception spirituelle du monde il n’est pas de rentiers. A chacun son ‘devoir d’état’, comme on disait en chrétienté, ou sva-dharma (sa vocation propre) selon l’Inde. Cette vocation, dans notre civilisation non seulement dé-spiritualisée, mais de plus en plus nettement anti-spirituelle, prend souvent l’allure d’un combat. Un combat non seulement légitime mais l’expression même du dharma, du devoir.
2 L’honneur, qualité d’un homme ou d’une femme ‘honorable’, consiste à vivre exemplairement son dharma. Est sans honneur : un fonctionnaire paresseux pour ‘rentabiliser son salaire fixe’, un commerçant vendant plus d’objets que le client n’en a besoin, un professeur de yoga présentant le yoga comme ‘gymnastique de bien-être’. Aujourd’hui, un grand nombre de métiers ont le manque d’honneur comme quasi norme, presque comme méthode. Peut-il exister un publiciste honorable ?
3 L’honneur a pour archétype, presque image d’Epinal, la bravoure pour une noble cause sur le champ de bataille. Dans les noblesses décadentes de l’Ancien Régime, le moindre mot pouvait être pris pour un outrage à l’honneur et défendu, sur le ‘champ d’honneur’ à l’épée ; comme si la noblesse de cœur et de comportement avait quelque chose à voir avec l’habileté à embrocher un homme. Il plaît au monde peu honorable d’aujourd’hui de présenter cette parodie d’honneur comme l’original ; façon de se dédouaner de son propre déshonneur. C’est ‘jeter l’enfant avec l’eau du bain’.
4 Le spirituel, homme d’honneur, en est discrètement fier. Au prétexte que nombre de nobles décadents, nobles de titres et non de faits, encore moins de cœur, étaient orgueilleux, on se plait aujourd’hui à confondre honneur et orgueil. Il n’est que normal d’être honorable ; point d’héroïsme en la chose.
5 Le christianisme a survalorisé l’humilité, ou plutôt l’a mal comprise comme une volonté, quelque peu masochiste, de s’abaisser soi-même. N’y a-t-il pas dignité et fierté légitimes à bien vivre son dharma ? Jésus ne conseille-t-il pas, dans l’adversité : redressez-vous et relevez la tête (Lc 21/28) ? Le chrétien actuel affecte volontiers la componction ‘humiliste’ ; la fierté des martyrs antiques semble effacée de sa mémoire. Demeurer dignement à sa juste place n’est pas s’abaisser.
Pratique :
1 Quand tu pries, ne te ratatine pas. Même s’il ne s’agit pas de s’exhiber comme le pharisien de la parabole (Lc 18/11), sois digne. Aligne-toi sur la verticale, c’est la direction du ciel.
2 Est homme d’honneur, un balayeur de rue qui remplit dignement son office. Est dans le déshonneur, un homme d’état ne voyant dans sa charge qu’un privilège. D’où que tu sois, pointe vers le ciel et tu seras sans faute.
HONNEUR et HUMILITE
HONNEUR et HUMILITE
HONNEUR et HUMILITE
Te refuser à ce combat légitime,
ce serait forfaire à ton devoir, à l’honneur
et tomber dans la faute
(BG 02/33)
Théorie :
1 Dans la conception spirituelle du monde il n’est pas de rentiers. A chacun son ‘devoir d’état’, comme on disait en chrétienté, ou sva-dharma (sa vocation propre) selon l’Inde. Cette vocation, dans notre civilisation non seulement dé-spiritualisée, mais de plus en plus nettement anti-spirituelle, prend souvent l’allure d’un combat. Un combat non seulement légitime mais l’expression même du dharma, du devoir.
2 L’honneur, qualité d’un homme ou d’une femme ‘honorable’, consiste à vivre exemplairement son dharma. Est sans honneur : un fonctionnaire paresseux pour ‘rentabiliser son salaire fixe’, un commerçant vendant plus d’objets que le client n’en a besoin, un professeur de yoga présentant le yoga comme ‘gymnastique de bien-être’. Aujourd’hui, un grand nombre de métiers ont le manque d’honneur comme quasi norme, presque comme méthode. Peut-il exister un publiciste honorable ?
3 L’honneur a pour archétype, presque image d’Epinal, la bravoure pour une noble cause sur le champ de bataille. Dans les noblesses décadentes de l’Ancien Régime, le moindre mot pouvait être pris pour un outrage à l’honneur et défendu, sur le ‘champ d’honneur’ à l’épée ; comme si la noblesse de cœur et de comportement avait quelque chose à voir avec l’habileté à embrocher un homme. Il plaît au monde peu honorable d’aujourd’hui de présenter cette parodie d’honneur comme l’original ; façon de se dédouaner de son propre déshonneur. C’est ‘jeter l’enfant avec l’eau du bain’.
4 Le spirituel, homme d’honneur, en est discrètement fier. Au prétexte que nombre de nobles décadents, nobles de titres et non de faits, encore moins de cœur, étaient orgueilleux, on se plait aujourd’hui à confondre honneur et orgueil. Il n’est que normal d’être honorable ; point d’héroïsme en la chose.
5 Le christianisme a survalorisé l’humilité, ou plutôt l’a mal comprise comme une volonté, quelque peu masochiste, de s’abaisser soi-même. N’y a-t-il pas dignité et fierté légitimes à bien vivre son dharma ? Jésus ne conseille-t-il pas, dans l’adversité : redressez-vous et relevez la tête (Lc 21/28) ? Le chrétien actuel affecte volontiers la componction ‘humiliste’ ; la fierté des martyrs antiques semble effacée de sa mémoire. Demeurer dignement à sa juste place n’est pas s’abaisser.
Pratique :
1 Quand tu pries, ne te ratatine pas. Même s’il ne s’agit pas de s’exhiber comme le pharisien de la parabole (Lc 18/11), sois digne. Aligne-toi sur la verticale, c’est la direction du ciel.
2 Est homme d’honneur, un balayeur de rue qui remplit dignement son office. Est dans le déshonneur, un homme d’état ne voyant dans sa charge qu’un privilège. D’où que tu sois, pointe vers le ciel et tu seras sans faute.
HONNEUR et HUMILITE