La POLITIQUE et son PRINCE
Le diable le prend avec lui sur une très haute montagne, lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire et lui dit : »Tout cela, je te le donnerai, si, te prosternant, tu me rends hommage. » Alors Jésus lui dit : »Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, à Lui seul tu rendras un culte. »
(Mt 04/09-10 = P 021)
Théorie :
1 Pendant les 40 jours au désert, Jésus subit 3 tentations : voici celle du pouvoir politique. La très haute montagne est symbolique, il n’y en a pas en Palestine et d’ailleurs on ne saurait voir d’aucune montagne tous les royaumes. Mais on peut rêver et ambitionner de diriger le monde. Le diable a le pouvoir qu’il prétend avoir et donc une certaine légitimité, sinon Jésus ne lui aurait pas répondu, comme il n’a pas répondu à Hérode pendant son procès. Le texte signifie-t-il que les chefs politiques sont des suppôts de Satan ?
2 Les humains sont des êtres grégaires et hiérarchiques ; il leur faut un chef. La fonction politique est noble par essence. Mais les humanités, comme les corps, vieillissent et dysfonctionnent, puis meurent. Le diable, chef du monde duel, comme son nom l’indique (DiaBLe, DouBLe), est donc chef de la matière, du domaine de la politique, devient satan (‘adversaire’ en hébreu), en fin d’une humanité, quand il se coupe de Dieu et s’y oppose. Cela se produit quand le pouvoir temporel se coupe des lois de la nature, qui sont celles de Dieu et de la révélation. En France, par exemple, quand le pouvoir temporel s’est voulu définitivement et officiellement sans Dieu, sans référence à la transcendance (1789).
3 Les mythes spirituels décrivent l’humanité originelle comme globalement spirituelle. De fait, depuis au moins quelques millénaires, ceux qui pensent le vrai, le bon, le juste, l’utile, pour chacun dans la mesure de ses moyens, constituent une petite élite, qui n’est ni celle de l’argent, ni celle des diplômes. Par conséquent, la loi du grand nombre, si elle évite temporairement le pire, se prive toujours du meilleur. De ‘moins pire’ en ‘moins pire’, s’opère l’érosion de la civilisation.
4 Question : « Pourquoi est-il question de rendre hommage au diable, ce qui est plus que de se couper simplement de Dieu ? » Parce que, si les puissants ne cherchent plus la justice pour tous, ne percevant plus chacun comme ‘fils de Dieu’, selon la loi de toutes les révélations religieuses, ils chercheront l’enrichissement de quelques-uns au détriment des autres : et voilà satan. Jésus dit clairement : qui n’est pas avec moi est contre moi.
5 On objectera : « N’y a-t-il pas de justice profane possible ? » L’histoire montre que non. Les communismes sont de communs asservissements à la dictature et les capitalismes d’implacables soumissions aux intérêts de l’argent. Une fois qu’ils se sont entendus pour renier leur père, les hommes ne demeurent plus longtemps frères. Comme le dit Dostoïevski ‘Le châtiment est dans le crime’ ; la discorde fraternelle dans le meurtre du Père.
6 Contrairement à l’affirmation des tenants de la laïcité, il n’y a pas d’athée, tout homme a son dieu. Les petits Louis XIV et Napoléon, ainsi que quelques ‘stars’, ont leur ego pour Dieu ; beaucoup d’autres ont l’argent ; les masses ont le divertissement, ce qui ne les rend pas humbles, mais leur fait pour un temps oublier leur petitesse. Les autres, plus nombreux qu’on le croit en France, s’en tiennent à Dieu, à contre-courant de la décadence spirituelle du monde.
Pratique :
1 La pratique de cet enseignement est assurément politique. Plusieurs petits pays d’Europe et quelques grands pays du monde ont rendu le vote obligatoire ; chose assez amusante, car ils tiennent à entendre la voix de ceux qui la jugent eux-mêmes incompétente ou inutile. Certains pays interdisent toute critique de la loi du nombre pour déterminer ce qui est bon, juste et beau ; ils détruisent par là-même la liberté de penser et de dialoguer, pourtant fondement du système démocratique qu’ils défendent. Comme il est difficile d’être cohérent quand on veut faire un monde juste en se privant du Juste !
2 Il semble que la scène politique ne laisse guère de place pour une politique d’inspiration spirituelle aujourd’hui. On ne saurait en tenir rigueur aux spirituels, sinon à leur reprocher d’être nés à cette époque là.
Mais il n’est pas que la politique nationale. Toute famille, entreprise, ou groupe humain se choisit, consciemment ou non, un système politique ; en ces lieux, la voie du ciel a encore quelques droits.
Et il est un lieu où le ‘droit divin’ du pouvoir légitime aura toujours droit de cité. C’est dans la vie intérieure. Alors, que ton cœur guide ton mental, celui-ci tes émotions et tes sens, et tu mériteras un monde dont Dieu sera le roi et qui déjà vivra en toi.
La POLITIQUE et son PRINCE
La POLITIQUE et son PRINCE
La POLITIQUE et son PRINCE
Le diable le prend avec lui sur une très haute montagne, lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire et lui dit : »Tout cela, je te le donnerai, si, te prosternant, tu me rends hommage. » Alors Jésus lui dit : »Retire-toi, Satan ! Car il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, à Lui seul tu rendras un culte. »
(Mt 04/09-10 = P 021)
Théorie :
1 Pendant les 40 jours au désert, Jésus subit 3 tentations : voici celle du pouvoir politique. La très haute montagne est symbolique, il n’y en a pas en Palestine et d’ailleurs on ne saurait voir d’aucune montagne tous les royaumes. Mais on peut rêver et ambitionner de diriger le monde. Le diable a le pouvoir qu’il prétend avoir et donc une certaine légitimité, sinon Jésus ne lui aurait pas répondu, comme il n’a pas répondu à Hérode pendant son procès. Le texte signifie-t-il que les chefs politiques sont des suppôts de Satan ?
2 Les humains sont des êtres grégaires et hiérarchiques ; il leur faut un chef. La fonction politique est noble par essence. Mais les humanités, comme les corps, vieillissent et dysfonctionnent, puis meurent. Le diable, chef du monde duel, comme son nom l’indique (DiaBLe, DouBLe), est donc chef de la matière, du domaine de la politique, devient satan (‘adversaire’ en hébreu), en fin d’une humanité, quand il se coupe de Dieu et s’y oppose. Cela se produit quand le pouvoir temporel se coupe des lois de la nature, qui sont celles de Dieu et de la révélation. En France, par exemple, quand le pouvoir temporel s’est voulu définitivement et officiellement sans Dieu, sans référence à la transcendance (1789).
3 Les mythes spirituels décrivent l’humanité originelle comme globalement spirituelle. De fait, depuis au moins quelques millénaires, ceux qui pensent le vrai, le bon, le juste, l’utile, pour chacun dans la mesure de ses moyens, constituent une petite élite, qui n’est ni celle de l’argent, ni celle des diplômes. Par conséquent, la loi du grand nombre, si elle évite temporairement le pire, se prive toujours du meilleur. De ‘moins pire’ en ‘moins pire’, s’opère l’érosion de la civilisation.
4 Question : « Pourquoi est-il question de rendre hommage au diable, ce qui est plus que de se couper simplement de Dieu ? » Parce que, si les puissants ne cherchent plus la justice pour tous, ne percevant plus chacun comme ‘fils de Dieu’, selon la loi de toutes les révélations religieuses, ils chercheront l’enrichissement de quelques-uns au détriment des autres : et voilà satan. Jésus dit clairement : qui n’est pas avec moi est contre moi.
5 On objectera : « N’y a-t-il pas de justice profane possible ? » L’histoire montre que non. Les communismes sont de communs asservissements à la dictature et les capitalismes d’implacables soumissions aux intérêts de l’argent. Une fois qu’ils se sont entendus pour renier leur père, les hommes ne demeurent plus longtemps frères. Comme le dit Dostoïevski ‘Le châtiment est dans le crime’ ; la discorde fraternelle dans le meurtre du Père.
6 Contrairement à l’affirmation des tenants de la laïcité, il n’y a pas d’athée, tout homme a son dieu. Les petits Louis XIV et Napoléon, ainsi que quelques ‘stars’, ont leur ego pour Dieu ; beaucoup d’autres ont l’argent ; les masses ont le divertissement, ce qui ne les rend pas humbles, mais leur fait pour un temps oublier leur petitesse. Les autres, plus nombreux qu’on le croit en France, s’en tiennent à Dieu, à contre-courant de la décadence spirituelle du monde.
Pratique :
1 La pratique de cet enseignement est assurément politique. Plusieurs petits pays d’Europe et quelques grands pays du monde ont rendu le vote obligatoire ; chose assez amusante, car ils tiennent à entendre la voix de ceux qui la jugent eux-mêmes incompétente ou inutile. Certains pays interdisent toute critique de la loi du nombre pour déterminer ce qui est bon, juste et beau ; ils détruisent par là-même la liberté de penser et de dialoguer, pourtant fondement du système démocratique qu’ils défendent. Comme il est difficile d’être cohérent quand on veut faire un monde juste en se privant du Juste !
2 Il semble que la scène politique ne laisse guère de place pour une politique d’inspiration spirituelle aujourd’hui. On ne saurait en tenir rigueur aux spirituels, sinon à leur reprocher d’être nés à cette époque là.
Mais il n’est pas que la politique nationale. Toute famille, entreprise, ou groupe humain se choisit, consciemment ou non, un système politique ; en ces lieux, la voie du ciel a encore quelques droits.
Et il est un lieu où le ‘droit divin’ du pouvoir légitime aura toujours droit de cité. C’est dans la vie intérieure. Alors, que ton cœur guide ton mental, celui-ci tes émotions et tes sens, et tu mériteras un monde dont Dieu sera le roi et qui déjà vivra en toi.
La POLITIQUE et son PRINCE