Les JUSTES et les PÉCHEURS
Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs.
(Mc 02/17 = P 049)
Théorie :
1 Jésus accepte une invitation chez Matthieu, collecteur d’impôts au service des romains. Certains juifs rigoristes se choquent de cette collaboration avec l’occupant. Jésus répond par le verset que nous considérons. Il ne perçoit pas Matthieu comme un pécheur méprisable, mais comme un malade, qui a pris soin d’appeler le médecin, puisqu’il l’a invité. ‘Médecin’ signifiant ‘celui qui est apte à guérir’, les médecins sont donc bien faits pour les malades. La prétendue ‘médecine préventive’, chinoise ou non, est en fait de l’hygiène.
2 Le bon éducateur n’est pas celui qui montre tout, mais celui qui amène l’élève à découvrir par lui-même. Jésus ne se pose pas -comme les prêtres chrétiens- en passage obligé vers Dieu (sacrement de l’eucharistie), mais se propose aux égarés, aux malades spirituels. Puis il transpose sa comparaison médicale en comparaison légale. Les pécheurs ne sont pas des méprisables, ce sont des malades. Jésus les innocente-t-il ? Aucunement. L’évangile de Myriam de Magdala le dit clairement : L’attachement à la matière engendre une passion contre nature. Le trouble naît alors dans tout le corps ; c’est pourquoi je vous dis : ‘Soyez en harmonie. Il n’innocente pas, ne condamne pas ; il propose remède.
3 La théologie prétend que Jésus est venu sauver tous les hommes, tous étant donc malades. Jésus affirme, au contraire, qu’il est venu seulement pour les malades, et les pécheurs. Dans le grec de l’Évangile, hamartia, traduit par ‘péché’, signifie ‘manquer la cible’. Il s’agit d’une erreur plutôt que d’une faute peccamineuse. On s’entraîne, comme un archer, en corrigeant l’erreur ; la culpabilité, le ‘mea culpa’ et ‘maxi mea culpa’ n’a rien à voir là-dedans. Pourquoi la théologie dit-elle que tout humain est pécheur ? A cause de la théorie du ‘péché originel’.
4 Métaphysiquement, il y a bien une ‘erreur originelle’, le fait d’avoir choisi de naître. L’attachement aux gunas (qualités de la nature charnelle) est la cause de la naissance en de bonnes ou en de mauvaises matrices (Bhagavad Gita 13/21). Et l’Orient enseigne que la sagesse commence par développer une claire vision des maux qu’apportent la naissance, la maladie, la douleur, la vieillesse et la mort… (BG 13/08). Cela n’a pas grand-chose à voir avec la sympathie de madame Eve pour un serpent qui n’est pas d’Adam.
5 Le juste est celui qui vit selon la loi de Moïse (ou Coranique, ou de Manu). Il est en harmonie avec le monde terrestre ; son optimum sera le paradis terrestre, but de l’exotérisme. N’y a-t-il pas des hommes, non malades, pour qui Jésus est aussi venu ? Il y en a, ceux qui, sans être malades et pécheurs, ne se limitent pas à être justes. Comme le ‘jeune homme riche’ de l’Évangile, ils aspirent au supra humain, à l’ésotérisme spirituel, voire à l’unité suprême. Jésus est aussi venu pour eux, mais la religion ne le dit pas. Elle se spécialise pour les pécheurs, ce qui est charitable, mais avec la tendance à considérer tout humain comme pécheur, chose plus problématique.
6 Certes : qui se prétend juste, expose son orgueil. Qui évoque son humilité prouve le contraire. Il y a cependant masochisme, et non vertu, à évoquer ses supposés péchés à tout propos. Mieux vaut les corriger que d’en parler. Le médecin est le seul homme à qui il n’est pas discourtois de parler de ses maux. Jésus est médecin, certes, et grand merci. Mais c’est lui faire injure de ne le réduire qu’à cela. Car il propose plus que la santé d’un mortel ou la sainteté d’un futur bienheureux du paradis. Il révèle que ‘Le père et moi, nous sommes Un’. Jésus soigne la dualité et non seulement la maladie.
Pratique :
1 Jésus appelle les pécheurs, à grands cris parfois. Il a raison, ils sont durs d’oreille. Quelqu’un a dit qu’il faudrait enseigner dans les écoles à lire entre les lignes. Jésus appelle aussi ceux des justes qui ne se contentent pas de l’être. Ceux qui, comme un amant séparé de sa belle, ou une amante de son homme, souffrent d’être très bas, si loin du Très-Haut.
2 Si la folie mystique de l’epsilon qui désire l’infini, voire l’absolu, te concerne, alors suis Jésus. Sans long discours, il te conduira à l’Un, c’est sa demeure véritable. Il l’a dit au jeune homme riche : seul l’Unique est bon.
Les JUSTES et les PÉCHEURS
Les JUSTES et les PÉCHEURS
Les JUSTES et les PÉCHEURS
Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades.
Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs.
(Mc 02/17 = P 049)
Théorie :
1 Jésus accepte une invitation chez Matthieu, collecteur d’impôts au service des romains. Certains juifs rigoristes se choquent de cette collaboration avec l’occupant. Jésus répond par le verset que nous considérons. Il ne perçoit pas Matthieu comme un pécheur méprisable, mais comme un malade, qui a pris soin d’appeler le médecin, puisqu’il l’a invité. ‘Médecin’ signifiant ‘celui qui est apte à guérir’, les médecins sont donc bien faits pour les malades. La prétendue ‘médecine préventive’, chinoise ou non, est en fait de l’hygiène.
2 Le bon éducateur n’est pas celui qui montre tout, mais celui qui amène l’élève à découvrir par lui-même. Jésus ne se pose pas -comme les prêtres chrétiens- en passage obligé vers Dieu (sacrement de l’eucharistie), mais se propose aux égarés, aux malades spirituels. Puis il transpose sa comparaison médicale en comparaison légale. Les pécheurs ne sont pas des méprisables, ce sont des malades. Jésus les innocente-t-il ? Aucunement. L’évangile de Myriam de Magdala le dit clairement : L’attachement à la matière engendre une passion contre nature. Le trouble naît alors dans tout le corps ; c’est pourquoi je vous dis : ‘Soyez en harmonie. Il n’innocente pas, ne condamne pas ; il propose remède.
3 La théologie prétend que Jésus est venu sauver tous les hommes, tous étant donc malades. Jésus affirme, au contraire, qu’il est venu seulement pour les malades, et les pécheurs. Dans le grec de l’Évangile, hamartia, traduit par ‘péché’, signifie ‘manquer la cible’. Il s’agit d’une erreur plutôt que d’une faute peccamineuse. On s’entraîne, comme un archer, en corrigeant l’erreur ; la culpabilité, le ‘mea culpa’ et ‘maxi mea culpa’ n’a rien à voir là-dedans. Pourquoi la théologie dit-elle que tout humain est pécheur ? A cause de la théorie du ‘péché originel’.
4 Métaphysiquement, il y a bien une ‘erreur originelle’, le fait d’avoir choisi de naître. L’attachement aux gunas (qualités de la nature charnelle) est la cause de la naissance en de bonnes ou en de mauvaises matrices (Bhagavad Gita 13/21). Et l’Orient enseigne que la sagesse commence par développer une claire vision des maux qu’apportent la naissance, la maladie, la douleur, la vieillesse et la mort… (BG 13/08). Cela n’a pas grand-chose à voir avec la sympathie de madame Eve pour un serpent qui n’est pas d’Adam.
5 Le juste est celui qui vit selon la loi de Moïse (ou Coranique, ou de Manu). Il est en harmonie avec le monde terrestre ; son optimum sera le paradis terrestre, but de l’exotérisme. N’y a-t-il pas des hommes, non malades, pour qui Jésus est aussi venu ? Il y en a, ceux qui, sans être malades et pécheurs, ne se limitent pas à être justes. Comme le ‘jeune homme riche’ de l’Évangile, ils aspirent au supra humain, à l’ésotérisme spirituel, voire à l’unité suprême. Jésus est aussi venu pour eux, mais la religion ne le dit pas. Elle se spécialise pour les pécheurs, ce qui est charitable, mais avec la tendance à considérer tout humain comme pécheur, chose plus problématique.
6 Certes : qui se prétend juste, expose son orgueil. Qui évoque son humilité prouve le contraire. Il y a cependant masochisme, et non vertu, à évoquer ses supposés péchés à tout propos. Mieux vaut les corriger que d’en parler. Le médecin est le seul homme à qui il n’est pas discourtois de parler de ses maux. Jésus est médecin, certes, et grand merci. Mais c’est lui faire injure de ne le réduire qu’à cela. Car il propose plus que la santé d’un mortel ou la sainteté d’un futur bienheureux du paradis. Il révèle que ‘Le père et moi, nous sommes Un’. Jésus soigne la dualité et non seulement la maladie.
Pratique :
1 Jésus appelle les pécheurs, à grands cris parfois. Il a raison, ils sont durs d’oreille. Quelqu’un a dit qu’il faudrait enseigner dans les écoles à lire entre les lignes. Jésus appelle aussi ceux des justes qui ne se contentent pas de l’être. Ceux qui, comme un amant séparé de sa belle, ou une amante de son homme, souffrent d’être très bas, si loin du Très-Haut.
2 Si la folie mystique de l’epsilon qui désire l’infini, voire l’absolu, te concerne, alors suis Jésus. Sans long discours, il te conduira à l’Un, c’est sa demeure véritable. Il l’a dit au jeune homme riche : seul l’Unique est bon.
Les JUSTES et les PÉCHEURS