La FRONTIÈRE RELIGION SPIRITUALITÉ
Certains parmi les yogins n’envisagent que les devas (dieux) comme destinataires des sacrifices.
D’autres offrent le soi-ego comme un sacrifice, par le Soi-Atman, dans le feu du Brahman Suprême
(BG 04/25)
Théorie :
Quelle est la chose la mieux partagée ?
1 Si Descartes s’illusionne grandement en prétendant dans son ‘Discours de la Méthode’ que « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée », il est possible, avec plus de plausibilité, de déclarer que le sentiment religieux est la chose du monde la mieux partagée. En dehors du monde moderne -phénomène récent et clairement pathologique dans l’histoire des humains- toutes les civilisations connues ont un fondement religieux. Même aujourd’hui -malgré le caractère profondément profane et souvent profanateur des hommes d’influence en Occident- la grande majorité des humains garde un fond religieux. Le sentiment de la transcendance par rapport aux capacités humaines est naturel chez l’enfant et l’homme simple. Chez le vrai savant, il apparait évident que chaque fois que sa science progresse d’un point, plusieurs problèmes se trouvent débusqués par sa découverte même. C’est pourquoi le vrai savant est humble à proportion de sa science. Comme l’a bien noté Blaise Pascal, rien n’est pire que le demi-savant, qui se figure expliquer le monde avec les quelques bouts de raisonnements que son cerveau a capté.
2 La Bhagavad Gita, dont le texte s’est fixé il y a deux bons millénaires, part de ce constat que l’homme normal est religieux. La plupart des humains n’envisagent que les devas (dieux) comme destinataires des sacrifices. Ils savent le monde humain régi par des forces et des entités supérieures ; aussi Tout pleins de leur croyance, ils cherchent à se concilier ces divinités (deva) (BG 07/22) en leur offrant des sacrifices et en leur adressant des prières. Tel est le fonctionnement de l’exotérisme religieux.
Techniquement, religion et spiritualité sont opposées
1 Que sont les yogis par rapport aux hommes ordinairement religieux ? Le mot yoga signifie ‘union’. Le yogi ne désire pas seulement obtenir une grâce d’un dieu (deva), il désire s’unir à lui. Il lui offre lui aussi des sacrifices, mais dans un but plus ambitieux (‘prétend cieux’ serait mieux dire) que ne le fait le simple dévot. Ces yogis, qui ont pour but les devas, se situent à la frontière de l’exotérisme et de l’ésotérisme ou, si l’on préfère, de la religion et de la spiritualité.
2 Le yogi accompli, celui qu’envisage finalement la BG, vise l’Absolu, le Brahman Suprême : Je vais maintenant te révéler l’objet de la connaissance, ce qui est pour l’homme l’aliment d’immortalité ; c’est le suprême Brahman (BG 13/12). Or l’offrande, le sacrifice, n’est aucunement le même selon que l’on vise un deva ou l’Absolu. D’où l’extrême importance de ce sutra (verset) qui précise la frontière radicale séparant la religion de la spiritualité pure, l’exotérisme de l’ésotérisme. D’autres offrent le soi-ego comme un sacrifice. Dans la religion, c’est l’ego qui cherche à bénéficier de la grâce du dieu qu’il prie, alors que, dans la spiritualité pure, c’est l’ego (petit soi) qui sacrifie son individualité pour fusionner dans l’Absolu. Voilà pourquoi tous les moines ou yogis abandonnent leur nom natif, les signes distinctifs de leur condition sociale (caste-varna) et pratiquent l’anonymat dans leurs œuvres.
3 De ce point de vue, la religion et la spiritualité ne se complètent pas, mais s’opposent. La religion cherche à conserver et sauver l’ego individuel, alors que la spiritualité cherche à le dissoudre dans l’Absolu. La religion dit : Nourris par ces sacrifices (yajna), les Devas (dieux) vous procureront les jouissances que vous souhaitez (BG 03/12). La spiritualité affirme : Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même (Mc 08/34 = P 123).
La frontière religion-spiritualité dans les religions orientales et dans le Judaïsme et l’Islam
1 Les différentes cultures du monde n’envisagent pas de la même manière la frontière religion-spiritualité, que nous venons de décrire. Les religions orientales, Hindouisme et Bouddhisme, sont fondamentalement ésotériques, dans la mesure où s’y trouve à l’air libre les deux idées suivantes. Premièrement, que le monde est issu du principe divin. Deuxièmement, que tout homme qui fait le sacrifice de son individualité peut réintégrer le principe divin. Cela se nomme nirvana (‘extinction’ de l’individualité) ou moksha (‘libération’ du cycle des naissances et des morts) (BG 05/24). Pour autant, il est évident que les humains, en Orient, sont loin, pour la plupart, de rechercher moksha et tentent plutôt d’améliorer leur vie terrestre en mode religieux.
2 Les deux religions abrahamiques que sont le Judaïsme et l’Islam présentent une forme nettement religieuse et dualiste en ce sens qu’elles sont créationnistes et considèrent l’homme comme créé par Dieu ‘à partir du néant’, et non issu de Dieu. Cependant, le Judaïsme possède un ésotérisme, la Kabbale, dont le point de vue est considérablement moins dualiste, pour dire le moins. Mais cet ésotérisme n’est pas ‘à l’air libre’, comme le yoga hindou ; il est très occulte et réservé à une élite savante. Il en va de même en Islam, où certaines branches du soufisme, réservées à des membres choisis, représentent un ésotérisme quasi non-dualiste.
La perspective raplatie du Christianisme
1 Le Christianisme constitue à lui seul une autre catégorie puisque, non seulement, sa forme très dogmatique est rigidement religieuse, mais de plus sa théologie nie carrément qu’il puisse exister un ésotérisme chrétien ou une quelconque doctrine non-dualiste. Le Christianisme n’appréhende ce dernier phénomène que sous l’angle de l’hérésie par rapport aux dogmes qui le définissent et qui sont fort loin d’être fondés sur l’Évangile. Aussi est-il difficile, pour un occidental –toujours plus ou moins chrétien culturellement- de saisir la frontière entre exotérisme et ésotérisme, religion et spiritualité. Le Dieu chrétien est le créateur, non l’Absolu, et même souvent c’est le Christ Jésus plutôt que le Père divin.
2 La difficulté est encore accentuée pour les Chrétiens, parce qu’ils se pensent monothéistes et se figurent donc qu’ils s’adressent à Dieu, l’Unique, alors qu’en fait ils recherchent par les prières de demandes les grâces des devas comme le font les Hindous exotériques. Les fidèles qui, avec foi, adorent diverses divinités (devas), n’adorent que moi, mais sans la connaissance. Car moi seul suis le bénéficiaire et le Seigneur de tous les sacrifices. Mais ces hommes ne me connaissent pas dans mon essence absolue, et ils retombent dans la transmigration (BG 09/23-24). En effet, l’Hindouisme distingue Dieu, en tant qu’Absolu, qui est Brahman, et Dieu en tant que créateur, qui est Brahma (BG 11/15), et les dieux (devas), qui sont des entités régentes d’une partie de la manifestation, alors que le Christianisme raplatit la perspective, pourrait-on dire, en confondant les niveaux.
Pratique :
Pratique I : L’homme moderne se figure qu’être croyant en Dieu est une option, parmi d’autres, alors qu’il s’agit du trait spécifique qui fait l’homme supérieur aux animaux. Cela fut envisagé dans le paragraphe : ‘Quelle est la chose la mieux partagée ?’ La première pratique consiste à considérer la conscience matérialiste comme une déchéance infrahumaine. L’homme authentique n’a aucune activité qui ne soit, par quelque côté, reliée à la verticale du ciel.
Pratique II : Alors que les Chrétiens emploient comme quasiment synonymes les mots religion et spiritualité, le yogi comprend que, techniquement, les deux s’opposent. Le dévot religieux veut conserver son individualité, et ce jusqu’après la mort. En mode chrétien, cela se nomme ‘résurrection des corps’, en mode oriental réincarnation. Le disciple yogi, comme d’ailleurs celui du Christ évangélique, est prêt à sacrifier l’illusion de son ego pour devenir un avec l’Unique. Ce point essentiel fut envisagé dans le passage : ‘Techniquement religion et spiritualité sont opposées’. Le yogi pratiquant devra donc se mettre au clair sur cette question, qui est au fond le ‘pont aux ânes’ de la spiritualité.
Pratique III : Tout oriental possède quelques connaissances doctrinales de l’ésotérisme spirituel, même si sa pratique est quasi intégralement de type religieux. En Judaïsme et en Islam, il est connu, bien que non ouvert à tous, qu’existe une voie spécifique pour les spirituels. Cela fut envisagé dans ‘La frontière religion-spiritualité dans les religions orientales et dans le Judaïsme et l’Islam’. Le Christianisme est problématique, car il classe comme hérétique tout point de vue non-dualiste, ce qui effraient, voire terrifient nombre de Chrétiens. L’Évangile présente une doctrine contrastée et hiérarchisée dont la théologie dogmatique écrase le relief. Voilà pourquoi la plupart des Chrétiens qui s’intéressent à l’ésotérisme le font en sortant de leur tradition native (car en fait c’est elle-même qui les rejettent à titre d’hérétiques). Le paragraphe ‘La perspective raplatie du Christianisme’ a détaillé ce point. Seuls les Chrétiens qui connaissent vraiment l’Évangile, en particulier celui de Jean, ou certains apocryphes gnostiques, savent, qu’au-delà de la théologie dogmatique, existe un ésotérisme chrétien non-dualiste.
La FRONTIÈRE RELIGION SPIRITUALITÉ (BG 04/25)
La FRONTIÈRE RELIGION SPIRITUALITÉ (BG 04/25)
La FRONTIÈRE RELIGION SPIRITUALITÉ
Certains parmi les yogins n’envisagent que les devas (dieux) comme destinataires des sacrifices.
D’autres offrent le soi-ego comme un sacrifice, par le Soi-Atman, dans le feu du Brahman Suprême
(BG 04/25)
Théorie :
Quelle est la chose la mieux partagée ?
1 Si Descartes s’illusionne grandement en prétendant dans son ‘Discours de la Méthode’ que « Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée », il est possible, avec plus de plausibilité, de déclarer que le sentiment religieux est la chose du monde la mieux partagée. En dehors du monde moderne -phénomène récent et clairement pathologique dans l’histoire des humains- toutes les civilisations connues ont un fondement religieux. Même aujourd’hui -malgré le caractère profondément profane et souvent profanateur des hommes d’influence en Occident- la grande majorité des humains garde un fond religieux. Le sentiment de la transcendance par rapport aux capacités humaines est naturel chez l’enfant et l’homme simple. Chez le vrai savant, il apparait évident que chaque fois que sa science progresse d’un point, plusieurs problèmes se trouvent débusqués par sa découverte même. C’est pourquoi le vrai savant est humble à proportion de sa science. Comme l’a bien noté Blaise Pascal, rien n’est pire que le demi-savant, qui se figure expliquer le monde avec les quelques bouts de raisonnements que son cerveau a capté.
2 La Bhagavad Gita, dont le texte s’est fixé il y a deux bons millénaires, part de ce constat que l’homme normal est religieux. La plupart des humains n’envisagent que les devas (dieux) comme destinataires des sacrifices. Ils savent le monde humain régi par des forces et des entités supérieures ; aussi Tout pleins de leur croyance, ils cherchent à se concilier ces divinités (deva) (BG 07/22) en leur offrant des sacrifices et en leur adressant des prières. Tel est le fonctionnement de l’exotérisme religieux.
Techniquement, religion et spiritualité sont opposées
1 Que sont les yogis par rapport aux hommes ordinairement religieux ? Le mot yoga signifie ‘union’. Le yogi ne désire pas seulement obtenir une grâce d’un dieu (deva), il désire s’unir à lui. Il lui offre lui aussi des sacrifices, mais dans un but plus ambitieux (‘prétend cieux’ serait mieux dire) que ne le fait le simple dévot. Ces yogis, qui ont pour but les devas, se situent à la frontière de l’exotérisme et de l’ésotérisme ou, si l’on préfère, de la religion et de la spiritualité.
2 Le yogi accompli, celui qu’envisage finalement la BG, vise l’Absolu, le Brahman Suprême : Je vais maintenant te révéler l’objet de la connaissance, ce qui est pour l’homme l’aliment d’immortalité ; c’est le suprême Brahman (BG 13/12). Or l’offrande, le sacrifice, n’est aucunement le même selon que l’on vise un deva ou l’Absolu. D’où l’extrême importance de ce sutra (verset) qui précise la frontière radicale séparant la religion de la spiritualité pure, l’exotérisme de l’ésotérisme. D’autres offrent le soi-ego comme un sacrifice. Dans la religion, c’est l’ego qui cherche à bénéficier de la grâce du dieu qu’il prie, alors que, dans la spiritualité pure, c’est l’ego (petit soi) qui sacrifie son individualité pour fusionner dans l’Absolu. Voilà pourquoi tous les moines ou yogis abandonnent leur nom natif, les signes distinctifs de leur condition sociale (caste-varna) et pratiquent l’anonymat dans leurs œuvres.
3 De ce point de vue, la religion et la spiritualité ne se complètent pas, mais s’opposent. La religion cherche à conserver et sauver l’ego individuel, alors que la spiritualité cherche à le dissoudre dans l’Absolu. La religion dit : Nourris par ces sacrifices (yajna), les Devas (dieux) vous procureront les jouissances que vous souhaitez (BG 03/12). La spiritualité affirme : Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même (Mc 08/34 = P 123).
La frontière religion-spiritualité dans les religions orientales et dans le Judaïsme et l’Islam
1 Les différentes cultures du monde n’envisagent pas de la même manière la frontière religion-spiritualité, que nous venons de décrire. Les religions orientales, Hindouisme et Bouddhisme, sont fondamentalement ésotériques, dans la mesure où s’y trouve à l’air libre les deux idées suivantes. Premièrement, que le monde est issu du principe divin. Deuxièmement, que tout homme qui fait le sacrifice de son individualité peut réintégrer le principe divin. Cela se nomme nirvana (‘extinction’ de l’individualité) ou moksha (‘libération’ du cycle des naissances et des morts) (BG 05/24). Pour autant, il est évident que les humains, en Orient, sont loin, pour la plupart, de rechercher moksha et tentent plutôt d’améliorer leur vie terrestre en mode religieux.
2 Les deux religions abrahamiques que sont le Judaïsme et l’Islam présentent une forme nettement religieuse et dualiste en ce sens qu’elles sont créationnistes et considèrent l’homme comme créé par Dieu ‘à partir du néant’, et non issu de Dieu. Cependant, le Judaïsme possède un ésotérisme, la Kabbale, dont le point de vue est considérablement moins dualiste, pour dire le moins. Mais cet ésotérisme n’est pas ‘à l’air libre’, comme le yoga hindou ; il est très occulte et réservé à une élite savante. Il en va de même en Islam, où certaines branches du soufisme, réservées à des membres choisis, représentent un ésotérisme quasi non-dualiste.
La perspective raplatie du Christianisme
1 Le Christianisme constitue à lui seul une autre catégorie puisque, non seulement, sa forme très dogmatique est rigidement religieuse, mais de plus sa théologie nie carrément qu’il puisse exister un ésotérisme chrétien ou une quelconque doctrine non-dualiste. Le Christianisme n’appréhende ce dernier phénomène que sous l’angle de l’hérésie par rapport aux dogmes qui le définissent et qui sont fort loin d’être fondés sur l’Évangile. Aussi est-il difficile, pour un occidental –toujours plus ou moins chrétien culturellement- de saisir la frontière entre exotérisme et ésotérisme, religion et spiritualité. Le Dieu chrétien est le créateur, non l’Absolu, et même souvent c’est le Christ Jésus plutôt que le Père divin.
2 La difficulté est encore accentuée pour les Chrétiens, parce qu’ils se pensent monothéistes et se figurent donc qu’ils s’adressent à Dieu, l’Unique, alors qu’en fait ils recherchent par les prières de demandes les grâces des devas comme le font les Hindous exotériques. Les fidèles qui, avec foi, adorent diverses divinités (devas), n’adorent que moi, mais sans la connaissance. Car moi seul suis le bénéficiaire et le Seigneur de tous les sacrifices. Mais ces hommes ne me connaissent pas dans mon essence absolue, et ils retombent dans la transmigration (BG 09/23-24). En effet, l’Hindouisme distingue Dieu, en tant qu’Absolu, qui est Brahman, et Dieu en tant que créateur, qui est Brahma (BG 11/15), et les dieux (devas), qui sont des entités régentes d’une partie de la manifestation, alors que le Christianisme raplatit la perspective, pourrait-on dire, en confondant les niveaux.
Pratique :
Pratique I : L’homme moderne se figure qu’être croyant en Dieu est une option, parmi d’autres, alors qu’il s’agit du trait spécifique qui fait l’homme supérieur aux animaux. Cela fut envisagé dans le paragraphe : ‘Quelle est la chose la mieux partagée ?’ La première pratique consiste à considérer la conscience matérialiste comme une déchéance infrahumaine. L’homme authentique n’a aucune activité qui ne soit, par quelque côté, reliée à la verticale du ciel.
Pratique II : Alors que les Chrétiens emploient comme quasiment synonymes les mots religion et spiritualité, le yogi comprend que, techniquement, les deux s’opposent. Le dévot religieux veut conserver son individualité, et ce jusqu’après la mort. En mode chrétien, cela se nomme ‘résurrection des corps’, en mode oriental réincarnation. Le disciple yogi, comme d’ailleurs celui du Christ évangélique, est prêt à sacrifier l’illusion de son ego pour devenir un avec l’Unique. Ce point essentiel fut envisagé dans le passage : ‘Techniquement religion et spiritualité sont opposées’. Le yogi pratiquant devra donc se mettre au clair sur cette question, qui est au fond le ‘pont aux ânes’ de la spiritualité.
Pratique III : Tout oriental possède quelques connaissances doctrinales de l’ésotérisme spirituel, même si sa pratique est quasi intégralement de type religieux. En Judaïsme et en Islam, il est connu, bien que non ouvert à tous, qu’existe une voie spécifique pour les spirituels. Cela fut envisagé dans ‘La frontière religion-spiritualité dans les religions orientales et dans le Judaïsme et l’Islam’. Le Christianisme est problématique, car il classe comme hérétique tout point de vue non-dualiste, ce qui effraient, voire terrifient nombre de Chrétiens. L’Évangile présente une doctrine contrastée et hiérarchisée dont la théologie dogmatique écrase le relief. Voilà pourquoi la plupart des Chrétiens qui s’intéressent à l’ésotérisme le font en sortant de leur tradition native (car en fait c’est elle-même qui les rejettent à titre d’hérétiques). Le paragraphe ‘La perspective raplatie du Christianisme’ a détaillé ce point. Seuls les Chrétiens qui connaissent vraiment l’Évangile, en particulier celui de Jean, ou certains apocryphes gnostiques, savent, qu’au-delà de la théologie dogmatique, existe un ésotérisme chrétien non-dualiste.
La FRONTIÈRE RELIGION SPIRITUALITÉ (BG 04/25)