PLAISIR, JOIE, RÉALITÉ (BG 06/21 à 23)

PLAISIR, JOIE, RÉALITÉ (BG 06/21 à 23)

Bhagavad Gita 06/21 à 23 Commentaire Théorique et Méditation Opérative

PLAISIR, JOIE, RÉALITÉ (BG 06/21 à 23)

PLAISIR, JOIE, RÉALITÉ

          Il éprouve alors la joie suprême, qui peut être appréhendée par l’intellect purifié, et non par les sens. Une fois ressentie cette joie, il s’établit à jamais dans la réalité (BG 06/21).

          L’ayant obtenue, il pense qu’il n’y a rien de plus grand que cette joie dont aucune souffrance, si grande fût-elle, ne peut le détourner (BG 06/22).

          Sache-le, cette rupture d’avec la souffrance est paradoxalement le yoga (l’union avec le Suprême). Ce yoga doit être pratiqué avec constance, sans laisser place au découragement (BG 06/23).

Théorie :

I°) Du plaisir à la joie

1        Il éprouve alors la joie suprême, qui peut être appréhendée par l’intellect purifié, et non par les sens…(BG 06/21). Une expression comme ‘un enfant joyeux’ montre que la joie est souvent confondue avec le bonheur et une autre comme ‘fille de joie’ qu’elle se confond aussi avec le plaisir. D’où la précision la joie suprême c’est-à-dire non seulement la plus intense, mais surtout celle qui est sans retour. D’où le paradoxe de la langue qui fait que le jouisseur est l’homme le moins qualifié pour connaître la joie. Les traditions spirituelles sont unanimes à affirmer que l’ascèse spirituelle culmine dans la joie, ainsi le Christ : Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète (Jn 15 = P 263). D’où le proverbe : ‘Un saint triste est un triste saint’.

2        L’intellect-buddhi est l’intelligence humaine capable d’appréhender le supra-individuel (contrairement au mental-manas, certes logiquement intelligent, mais toujours au service de l’ego). Le sutra affirme donc que la joie suprême n’existe que dans une conscience supra-égotique. Il existe cependant un continuum entre le bonheur sensuel et la joie intellectuelle (Lorsque sattva-vérité est dans sa maturité, dans ce corps, la lumière de la connaissance pénètre, par toutes les portes (des sens) : BG 14/11). Quelqu’un a dit : « La musique, c’est du gâteau par les oreilles » ; sensuellement la chose est juste. Cependant, loin d’une simple stimulation rythmique et d’un charme mélodique facile, certaines musiques apportent la joie ; elles élèvent l’âme au niveau d’un idéal immortel.

3        Comme déjà vu, l’art est l’expression du spirituel dans le langage de la sensualité. Ce qui fait qu’il ne saurait exister un art profane véritable. Depuis que la civilisation occidentale (devenue largement mondiale) s’est coupée du ciel, l’art se fond dans le tourisme et le tourisme dans le divertissement de masse : on n’est pas loin du concept romain décadent : ‘Panem et circens’, ‘Du pain et des jeux’. C’est contre un fort contre-courant que le spirituel contemporain doit passer de la sensualité à l’art et de l’art culturel à l’esprit ; autrement dit du plaisir, aliment de ‘bonne-heure’, à la joie qui se distingue nettement par sa continuité immuable.

4        Le Tantrisme en Inde, certaines formes du Taoïsme chinois, ainsi que la voie parcourue par Marie-Madeleine dans  la geste évangélique montrent que certains passent du plaisir à la joie sans suivre le chemin balisé de la morale dualiste. Cette morale d’ailleurs, si elle protège assurément des gouffres de damnation auxquels la recherche seule du plaisir peut mener (la drogue par exemple) a aussi pour effet de bloquer souvent l’accès à la joie parce que celle-ci est sans frontières alors que la morale n’est que frontières.

5        Alors comment purifier l’intellect-buddhi ? En le frottant à l’esprit-pneuma, en particulier par la ‘parole de Dieu’. L’ascèse de la parole est constituée par la récitation des Védas, le langage non blessant, véridique, aimable et utile. La sérénité, la bienveillance, le silence, la maîtrise de soi, la pureté de l’esprit, constituent l’ascèse mentale (BG 17/15-16).

6        L’Inde catégorise deux voies, celle de Bhoga (jouissance ou plaisir, y compris sexuels) et celle de Yoga (Union de la conscience humaine avec l’Unique). La voie de Bhoga ne conduit pas nécessairement à la damnation dans un samsara empiré, car Je suis kama (le plaisir) chez les vivants mis en harmonie avec le dharma (l’ordre) (BG 07/11). Pour autant, Bhoga ne conduit pas automatiquement à Yoga. Cependant, le plaisir véritable n’est pas une simple consommation, comme on aurait tendance à le croire aujourd’hui, c’est un art. Il n’est point d’art sans ascèse, sans exercice, sans entraînement. Celui qui aborde Bhoga sous cet angle peut être conduit, insensiblement, vers Yoga.

II°) La joie de la réalité

1        Une fois ressentie cette joie, il s’établit à jamais dans la Réalité-tattvatah (BG 06/21). Le langage, plus profane que jamais de nos jours, est piégé tous les deux pas pour le chercheur spirituel. Aujourd’hui, évoquer le réel c’est ramener au terrestre, matériel, mortel ; en somme ‘garder les pieds sur terre’. Cependant le Yogi n’oublie pas qu’il n’est pas seulement un animal, il a la tête pointée vers le ciel. Il  veut bien garder les pieds sur terre, mais les pieds seulement. D’ailleurs, pendant la méditation, installé comme indiqué en BG 06/11, sur son tas d’herbes sacrées, de peau d’animal et de tissu, il s’entraine à n’avoir plus rien sur terre et à découvrir sa véritable identité qui n’a quasiment rien de terrestre (…satisfait dans le Soi et par le Soi, alors c’est qu’il a pleinement conscience de son identité spirituelle : BG 02/55 ; celui qui, instruit par sa propre identité (le Soi), voit l’identité partout… : BG 06/32).

2        « Quelle rapport y a-t-il entre cette joie (Une fois ressentie cette joie) et la réalité (il s’établit à jamais dans la réalité) ? » Le sutra vient d’exposer que la joie ne peut être atteinte que par l’intellect purifié. Il fut prévenu que L’homme doit se servir du Soi-atman pour s’élever, non pour se dégrader (BG 06/05). La dégradation consiste à utiliser l’intellect pour tenter de prouver qu’il n’y a pas de vérité et donc pas de Dieu dans le monde. Une part importante de la prétendue philosophie moderne s’emploie à cette tâche pathétique. Alors, on ne perçoit pas la réalité mais le château de cartes d’illusions idéologiques et technologiques, que l’on nomme la modernité et qui court à sa perte d’autant plus rapidement qu’elle ne sait pas où elle va. Quand l’intellect est purifié, on perçoit le monde tel qu’il est, dans sa réalité. Alors, surprise, cette réalité, loin d’être triste, éphémère, bornée en tout, se révèle radieuse et joyeuse. Le mot français enthousiaste s’impose, qui contient la racine théos-dieu. L’homme qui perçoit le vrai spirituel est enthousiaste ; non pas à la façon des optimistes, utopistes qui prétendent que ‘La vie (mortelle) est belle’, mais à la façon de ceux qui voient que le samsara n’est que l’ombre de l’Être pur (BG 03/39).

3        Ce sutra révèle un monde que tous les pessimistes, tristes et matérialistes ne peuvent concevoir. Le monde est juste, beau, harmonieux. Une telle affirmation scandalise et l’on dira, preuve à l’appui : « Pourtant la Gita déclare : Chaque fois qu’il y a un déclin de la justice, et que le désordre prévaut, je me fais moi-même créature. Pour la défense des bons, pour la ruine des méchants, pour le rétablissement de l’ordre (Dharma) (BG 04/07-08). Si le désordre revient cycliquement, si l’érosion et donc la régression (et non le progrès) est la loi de la manifestation des mondes, comment affirmer que le monde est juste ? N’est-ce pas retomber dans l’erreur des optimistes ? » La différence avec les optimistes consiste en ceci : eux laissent parler leur ego, qui se ment à lui-même et ment à autrui, pour laisser entendre orgueilleusement qu’il vit au paradis. Alors que le spirituel, bien qu’il ait les pieds sur terre et puisse parfois avoir mal aux pieds, se dit : qu’il n’y a rien de plus grand que cette joie dont aucune souffrance, si grande fût-elle, ne peut le détourner (BG 06/22). Le monde parait injuste à proportion de ce qu’on le perçoit à partir d’un ego borné. La BG explique ce point : La science qui embrasse le ‘Champ’ (le monde corporel) et le ‘Connaisseur du Champ’ (Dieu), est à mes yeux la vraie science (BG 13/02). Celui qui pénètre cette science complète saisit que le Bien absolu englobe toujours le mal relatif. C’est pourquoi, il est un homme heureux, même en ce monde (BG 05/23).

III°) ‘Comment la joie spirituelle domine la souffrance transitoire’ et ‘La souffrance du Christ’

1        Il s’établit à jamais dans la Réalité-tattvatah (BG 06/21) signifie que la réalisation du Soi est un état sans retour. Celui qui en a pris conscience ne peut plus en douter ensuite. Il ne peut plus croire n’être qu’un corps ou un psychisme, ou croire qu’il est lié au corps indéfiniment. La Gita décrit cet état : Celui en qui les désirs entrent, sans troubler sa plénitude, comme les eaux des rivières se déversent de tous côtés dans l’océan, sans le faire déborder, atteint la paix. Mais non l’homme livré aux désirs (BG 02/70).

2        Exemple trivial mais utile : un gourmand mange jusqu’à réplétion. Tant qu’il ne rencontre pas le déplaisir, il continue sa quête de plaisir. Un gourmet (subtile nuance du français) goûte à un plaisir, parcimonieusement, sans jamais l’user. Il applique à lui-même le précepte économique selon lequel ‘la rareté fait la valeur’ et ne consomme que des choses de valeurs. Il y a là matière à entraînement.

3          Autre précision de la Gita sur ce point de non retour : Devenu indifférent aux fruits des actes, toujours comblé, ne dépendant de rien ni de personne, celui-là, en réalité, n’agit pas, bien qu’engagé dans l’action (BG 04/20). Le yogi devenu indifférent aux fruits des actes n’est pas insensible ; il perçoit, mais n’est pas différent pour autant. Son identité foncière, qui est le Soi, ne s’en trouve pas modifiée. Il désire toujours, car il est dans la nature du corps-mental de désirer, mais les désirs entrent, sans troubler sa plénitude. Ce n’est pas la cessation du sensoriel (encore que les sens s’apaisent dans le Yoga) qui le rend ainsi, c’est la concentration sur l’essentiel.

4          Un Chrétien se posera la question : « Jésus qui, au dernier jour de sa vie, d’après les évangiles, fut torturé plusieurs fois, psychiquement et physiquement, flagellé et crucifié a-t-il pu penser qu’il n’y a rien de plus grand que cette joie dont aucune souffrance, si grande soit-elle, ne peut l’en détourner (BG 06/22) ? » La question choquera plus d’un Chrétien habitué à ne voir son salut que dans la souffrance supposée salvatrice du Christ. Pourtant Jésus n’a-t-il pas déclaré : Je vous ai dit ces choses, pour que vous ayez la paix en moi. Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage ! J’ai vaincu le monde (Jn 16 = P  266). Jésus ne pouvait pas ignorer que : C’est le contact des sens avec les objets matériels qui engendre les sensations de chaud et de froid, de plaisir et de douleur. Elles ont un début et une fin, et ne durent pas. Endure-les avec courage, sans en être affecté (BG 02/14). L’évangéliste Luc, qui était médecin, précise à propos de l’engagement de Jésus dans l’épreuve : Pendant que s’accomplissent les jours de son élévation, il affermit sa face, pour aller à Jérusalem-paix (Lc 09 = P 138). Il est notable que l’Évangile décrit les supplices du Christ mais ne signale aucune réaction de Jésus à ces souffrances. La joie du spirituel domine sa souffrance comme le Bien absolu domine le mal relatif du monde.

IV°) Le sacrifice du plaisir comme prix de la joie

1        Sache-le, cette rupture d’avec la souffrance est paradoxalement le yoga (l’union avec le Suprême) (BG 06/23). « En quoi est-ce paradoxal ? » En ce que Yoga signifie ‘union’ et c’est la rupture (d’avec la souffrance) qui mène à cette union.

2        Rupture d’avec la souffrance : qui ne souhaiterait pas une telle chose ? Sauf que cette rupture n’est possible qu’à condition d’accepter aussi une rupture d’avec la jouissance. Établi en Brahman, l’intellect ferme et doté de discrimination, celui qui connaît Brahman ne s’exalte pas quand survient quelque chose d’agréable, et ne s’afflige pas devant les circonstances désagréables (BG 05/20). Quand il est sans trouble dans la souffrance, sans ivresse dans les joies de la vie…cet ascète est dit alors solitaire ferme en la sagesse (BG 02/56). Si d’aucun point il n’est affecté ni des biens ni des maux, s’il n’exulte pas dans la bonne fortune, ni ne se révolte dans le malheur en lui la sagesse est affermie (BG 02/57). Il s’agit de quitter le plan de la sensibilité en quête de plaisir pour s’établir dans celui de l’intellect en quête de la joie (BG 06/21).

3        Ce yoga doit être pratiqué avec constance, sans laisser place au découragement (BG 06/23). C’est bien parce que la rupture d’avec le plaisir est difficile que le sutra prévient contre le découragement qu’une telle entreprise ne manquera pas de susciter. Il est donc clair que, si le Yoga ne valorise pas la souffrance salvatrice comme dans le Christianisme dogmatique, il exige cependant l’abandon de la quête de jouissance. L’équation plaisir+joie semble idéale en théorie ; mais dans notre monde, on ne fait pas de feu sans bruler du bois. La nature duelle du monde implique le sacrifice (BG 03/11-12). Le choix de l’homme porte donc entre deux possibilités. Première, recherche du plaisir et assumation de la souffrance, et ceci perpétuellement dans le samsara. Deuxième, recherche de la joie spirituelle, sans rechercher ni le plaisir, ni la souffrance, et sans les refuser non plus (BG 14/22) quand ils se présentent spontanément.

Pratique :

Pratique I : I°) Du plaisir à la joie  Il éprouve alors la joie suprême, qui peut être appréhendée par l’intellect purifié, et non par les sens…(BG 06/21). Les traditions spirituelles sont unanimes à affirmer que l’ascèse spirituelle doit culminer dans la joie, ainsi le Christ : Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète (Jn 15 = P 263). Le sutra affirme que la joie suprême n’existe que dans une conscience supra-égotique. Il existe cependant un continuum entre le bonheur sensuel et la joie intellectuelle. L’art véritable est l’expression du spirituel dans le langage de la sensualité. Le spirituel contemporain doit passer de la sensualité à l’art et de l’art culturel à l’esprit ; autrement dit du plaisir, aliment de ‘bonne-heure’, à la joie qui se distingue facilement par sa continuité immuable. L’Inde catégorise deux voies, celle de Bhoga (jouissance ou plaisir, y compris sexuels) et celle de Yoga (Union de la conscience humaine avec l’Unique). La voie de Bhoga ne conduit pas nécessairement à la damnation dans un samsara empiré, car Je suis kama (le plaisir) chez les vivants mis en harmonie avec le dharma (l’ordre) (BG 07/11). Pour autant, Bhoga ne conduit pas automatiquement à Yoga. Cependant, le plaisir véritable n’est pas une simple consommation, comme on aurait tendance à le croire aujourd’hui ; c’est un art. Il n’est point d’art sans ascèse, sans exercice, sans entraînement. Celui qui aborde Bhoga sous cet angle peut être conduit, insensiblement, vers Yoga.

Pratique II : II°) La joie de la réalité  Une fois ressentie cette joie, il s’établit à jamais dans la Réalité-tattvatah (BG 06/21). « Quelle rapport y a-t-il entre cette joie (Une fois ressentie cette joie) et la réalité (il s’établit à jamais dans la Réalité) ? » Le sutra vient d’exposer que la joie ne peut être atteinte que par l’intellect purifié. L’intellect impur ne perçoit pas la réalité, mais le château de cartes d’illusions idéologiques et technologiques, que l’on nomme la modernité et qui court à sa perte d’autant plus rapidement qu’elle ne sait pas où elle va. Quand l’intellect est purifié, on perçoit le monde tel qu’il est, dans sa réalité. Alors, surprise, cette réalité, loin d’être triste, éphémère, bornée en tout, se révèle radieuse et joyeuse. Le mot français enthousiaste s’impose, qui contient la racine théos-dieu. L’homme qui perçoit le vrai spirituel est enthousiaste ; non pas à la façon des optimistes, utopistes qui prétendent que ‘La vie (mortelle) est belle’, mais à la façon de ceux qui voient que le samsara n’est que l’ombre de l’Être pur (BG 03/39). Les optimiste laissent parler leur ego, qui se ment à lui-même et ment à autrui, pour laisser entendre orgueilleusement qu’il vit au paradis. Alors que le spirituel, bien qu’il ait les pieds sur terre et puisse parfois avoir mal aux pieds, se dit : qu’il n’y a rien de plus grand que cette joie dont aucune souffrance, si grande fût-elle, ne peut le détourner (BG 06/22). Le monde parait injuste à proportion de ce qu’on le perçoit à partir d’un ego borné.

Pratique III : IV°) Le sacrifice du plaisir comme prix de la joie   Sache-le, cette rupture d’avec la souffrance est paradoxalement le yoga (l’union avec le Suprême) (BG 06/23). « En quoi est-ce paradoxal ? » En ce que Yoga signifie ‘union’ et c’est la rupture (d’avec la souffrance) qui mène à cette union. Rupture d’avec la souffrance : qui ne souhaiterait pas une telle chose ? Sauf que cette rupture n’est possible qu’à condition d’accepter aussi une rupture d’avec la jouissance. Établi en Brahman, l’intellect ferme et doté de discrimination, celui qui connaît Brahman ne s’exalte pas quand survient quelque chose d’agréable, et ne s’afflige pas devant les circonstances désagréables (BG 05/20). Il s’agit de quitter le plan de la sensibilité en quête de plaisir pour s’établir dans celui de l’intellect en quête de la joie (BG 06/21). Si le Yoga ne valorise pas la souffrance salvatrice comme dans le Christianisme dogmatique, il exige cependant l’abandon de la quête de jouissance. L’équation plaisir+joie semble idéale en théorie ; mais dans notre monde, on ne fait pas de feu sans bruler du bois. Sa nature duelle implique le sacrifice (BG 03/11-12). Le choix de l’homme porte donc entre deux possibilités. Première, recherche du plaisir et assumassion de la souffrance, et ceci perpétuellement dans le samsara. Deuxième, recherche de la joie spirituelle, sans rechercher ni le plaisir, ni la souffrance, et sans les refuser non plus (BG 14/22).

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