La PENSEE UNIQUE
La doctrine du yoga a l’Unique pour but.
Il doit être poursuivi avec concentration.
Chez celui qui n’a pas cette détermination,
les pensées sont innombrables et sans fin.
(BG 02/41)
Théorie :
1 Un homme est assis. Devant lui brûle une chandelle, cachée de lui par un petit écran noir. Devant la chandelle un milliers de miroirs sur pivots tournant sur eux-mêmes. Sur les miroirs, l’image de la chandelle apparaît, se développe puis disparaît. Sauf s’il est stupide, l’homme comprend au bout d’un moment que ce qu’il voit est le reflet de l’unique chandelle. S’il a l’esprit scientifique, il s’en assure.
2 Certains miroirs tournent rapidement ; l’image s’y reflète à la vitesse d’une pensée. D’autres sont moins rapides, comme un jour qui passe. D’autres comme une vie d’homme, d’autres encore comme une civilisation, une espèce, la durée d’un soleil. Tout le perçu est soumis aux cycles existentiels. La source immuable contient synthétiquement le Tout. La science des modernes est science des reflets ; le yoga science de l’Unique. Platon l’a dit, dans son mythe de la Caverne.
3 Le monde moderne occidental ne connaît -pour la critiquer- que la ‘pensée unique’ des cultures totalitaires. Sans s’apercevoir que l’idéologie moderne, matérialiste, utopiquement progressiste, fondée sur la quantité, aspirant à l’égalité indifférenciée de tout et de tous, est elle-même totalitaire et constitue la pensée quasi unique des médias. Cette conception de la ‘pensée unique’ ressemble beaucoup à une parodie de la pensée de l’Unique. En fin de cycle, toute chose s’inverse. Les modernes tentent ridiculement de garder les hommes frères en niant leur Père commun ; les miroirs éclairés en éteignant la bougie.
4 Le christianisme s’épuise dans la conception de Dieu comme Père. Il demeure au Croissez et multipliez de la Genèse (Ch 6) et oublie : Ils ne seront plus deux mais une seule chair (Gn 7) ce que Jésus accomplit en affirmant : Le Père et moi, nous sommes Un (Jn 10/30). Jésus enseigne exotériquement le Père, ésotériquement l’Un.
5 La concentration est la qualité première de toute réussite, profane ou spirituelle. Mais, mieux qu’une technique mentale, elle constitue une doctrine métaphysique. Quittant le monde des reflets, elle se donne pour but de fusionner à la Source. Pour le matérialiste, la Source n’existe pas ; pour le chrétien théologique elle est à jamais séparée ; pour le yogi et pour Jésus elle est omniprésente, jusqu’au cœur de chaque être.
6 Selon la pensée moderne, les animaux sont instinctifs, les humains pensants. Ce qui n’est pas faux mais, avant tout, les humains véritables sont intuitifs et méditants. Le monde moderne développe une idolâtrie de la pensée et une fuite éperdue de la méditation. La connaissance supra-mentale lui apparaît comme un néant.
Pratique :
1 Il est de vieilles radoteuses qui ne peuvent s’empêcher de verbaliser les moindres de leurs gestes et de leurs sensations. Leur prosaïsme futile devient vite insupportable. Osez vous asseoir, les yeux clos, et écoutez vos pensées, comme si elles étaient les dires d’un autre. Vous venez de trouver l’adresse de la vieille radoteuse.
2 Quelle est cette mystérieuse détermination, sans laquelle on se trouverait incarcéré avec la vieille radoteuse comme compagne de cellule ? C’est la foi, au sens spirituel : la connaissance de ce que chaque sensation et son reflet mental ne valent qu’en tant que poteau indicateur pointant la direction de l’Unique. Soit tu tournes sans fin, comme un âne autour d’une meule. Soit tu as une finalité, un sens, un but : l’Unique. La girouette mentale est une damnation, la concentration une libération.
La PENSEE UNIQUE
La PENSEE UNIQUE
La PENSEE UNIQUE
La doctrine du yoga a l’Unique pour but.
Il doit être poursuivi avec concentration.
Chez celui qui n’a pas cette détermination,
les pensées sont innombrables et sans fin.
(BG 02/41)
Théorie :
1 Un homme est assis. Devant lui brûle une chandelle, cachée de lui par un petit écran noir. Devant la chandelle un milliers de miroirs sur pivots tournant sur eux-mêmes. Sur les miroirs, l’image de la chandelle apparaît, se développe puis disparaît. Sauf s’il est stupide, l’homme comprend au bout d’un moment que ce qu’il voit est le reflet de l’unique chandelle. S’il a l’esprit scientifique, il s’en assure.
2 Certains miroirs tournent rapidement ; l’image s’y reflète à la vitesse d’une pensée. D’autres sont moins rapides, comme un jour qui passe. D’autres comme une vie d’homme, d’autres encore comme une civilisation, une espèce, la durée d’un soleil. Tout le perçu est soumis aux cycles existentiels. La source immuable contient synthétiquement le Tout. La science des modernes est science des reflets ; le yoga science de l’Unique. Platon l’a dit, dans son mythe de la Caverne.
3 Le monde moderne occidental ne connaît -pour la critiquer- que la ‘pensée unique’ des cultures totalitaires. Sans s’apercevoir que l’idéologie moderne, matérialiste, utopiquement progressiste, fondée sur la quantité, aspirant à l’égalité indifférenciée de tout et de tous, est elle-même totalitaire et constitue la pensée quasi unique des médias. Cette conception de la ‘pensée unique’ ressemble beaucoup à une parodie de la pensée de l’Unique. En fin de cycle, toute chose s’inverse. Les modernes tentent ridiculement de garder les hommes frères en niant leur Père commun ; les miroirs éclairés en éteignant la bougie.
4 Le christianisme s’épuise dans la conception de Dieu comme Père. Il demeure au Croissez et multipliez de la Genèse (Ch 6) et oublie : Ils ne seront plus deux mais une seule chair (Gn 7) ce que Jésus accomplit en affirmant : Le Père et moi, nous sommes Un (Jn 10/30). Jésus enseigne exotériquement le Père, ésotériquement l’Un.
5 La concentration est la qualité première de toute réussite, profane ou spirituelle. Mais, mieux qu’une technique mentale, elle constitue une doctrine métaphysique. Quittant le monde des reflets, elle se donne pour but de fusionner à la Source. Pour le matérialiste, la Source n’existe pas ; pour le chrétien théologique elle est à jamais séparée ; pour le yogi et pour Jésus elle est omniprésente, jusqu’au cœur de chaque être.
6 Selon la pensée moderne, les animaux sont instinctifs, les humains pensants. Ce qui n’est pas faux mais, avant tout, les humains véritables sont intuitifs et méditants. Le monde moderne développe une idolâtrie de la pensée et une fuite éperdue de la méditation. La connaissance supra-mentale lui apparaît comme un néant.
Pratique :
1 Il est de vieilles radoteuses qui ne peuvent s’empêcher de verbaliser les moindres de leurs gestes et de leurs sensations. Leur prosaïsme futile devient vite insupportable. Osez vous asseoir, les yeux clos, et écoutez vos pensées, comme si elles étaient les dires d’un autre. Vous venez de trouver l’adresse de la vieille radoteuse.
2 Quelle est cette mystérieuse détermination, sans laquelle on se trouverait incarcéré avec la vieille radoteuse comme compagne de cellule ? C’est la foi, au sens spirituel : la connaissance de ce que chaque sensation et son reflet mental ne valent qu’en tant que poteau indicateur pointant la direction de l’Unique. Soit tu tournes sans fin, comme un âne autour d’une meule. Soit tu as une finalité, un sens, un but : l’Unique. La girouette mentale est une damnation, la concentration une libération.
La PENSEE UNIQUE