Le SCRIBE DEVENU DISCIPLE

Le SCRIBE DEVENU DISCIPLE

Mt 13/51 (Péricope 096 Synopse Lagrange) Commentaire Théorique et Méditation Opérative

Le SCRIBE DEVENU DISCIPLE

Le SCRIBE DEVENU DISCIPLE

Il leur dit : « Ainsi donc, tout scribe devenu disciple du règne des cieux est semblable à un homme-anthrôpos, maître de maison-oikodespotês, qui tire hors de son trésor du neuf et du vieux. »

(Mt 13/51 = P 096)

Théorie :

Le scribe et la tradition orale

1        Il leur dit : « Ainsi donc, tout scribe…Le scribe est celui qui sait écrire, et donc lire, chose banale aujourd’hui où presque tous les humains fréquentent l’école élémentaire. À l’époque de Jésus, et jusqu’à la fin du Moyen-âge, la plupart des humains étaient non seulement illettrés mais aussi analphabètes. Les scribes représentaient une véritable élite dans toutes les civilisations.

2        Il serait cependant erroné de ne juger de la culture que sur la lecture et l’écriture. La vie familiale et tribale n’était pas vampirisée par la télévision. La lecture se faisait généralement à voix haute et pour tout un groupe. Dans les maisons sans lecteur et sans livre, il se trouvait toujours un ancien pour raconter les mythes fondateurs du groupe culturel. Cette culture orale, universelle, développait la mémoire, la concentration sur le récit écouté, et l’imagination créatrice des auditeurs qui, précisément, ‘se faisaient un film’ à partir du récit écouté, au lieu de consommer les images toute faites de notre culture essentiellement télé-visuelle.

3        Aujourd’hui que les médiathèques ont détrôné les bibliothèques, on a oublié que la culture de tous les peuples avait un centre constitué par le mythe fondateur de la race. Ce mythe était soit transmis oralement (chez les Celtes par exemple), soit par un livre sacré. De façon directe ou indirecte, toute la culture dérivait du mythe fondateur considéré comme une Révélation. Ainsi une bibliothèque contenait, comme son nom l’indique, la Bible, et des milliers d’ouvrages reliés à ce centre, soit à titre de commentaires des Écritures, soit comme développement des Écritures jusqu’à former une science particulière, une branche du savoir. Depuis les Grecs et déjà chez les Chinois, l’idéal du savoir était de nature encyclopédique ; l’étymologie du mot contient l’idée de savoir, de totalité et d’enfant. La culture constituait un tout centré. Aujourd’hui, elle est essentiellement décentrée et susceptible d’exploser dans les directions les plus inattendues.

4        Ainsi l’homme moderne sait probablement plus de choses que l’homme antique, mais sans avoir l’impression d’appréhender un monde cohérent et de parcourir un chemin de vie orienté. De plus, dans les anciennes cultures, tout savoir était hiérarchisé par rapport au savoir suprême, qui est la science de Dieu. Actuellement, les savoirs sont nivelés ; ou, quand ils sont hiérarchisés, c’est une hiérarchie inversée, avec l’économie et les sciences de la matière en premier ; les choses de l’Esprit étant inexistantes ou facultatives.

L’Écriture et le Yoga

1        … devenu disciple du règne des cieux…Un scribe, dans le contexte de Jésus, est connaisseur de la Thora. Tous les disciples le sont plus ou moins puisqu’en tant qu’hébreux, ils entendent la lecture de la Thora et ses commentaires chaque Sabbat. Donc un scribe devenu disciple possède un bagage théorique beaucoup plus étoffé que les disciples ordinaires. Ce scribe devenu est un homme en devenir. L’Écriture est close (canonisée), on n’y rajoute rien ; mais le scribe chemine vers Celui dont traite l’Écriture.

2        « Mais qu’est-ce qu’un scribe qui ne serait pas disciple du règne des cieux ? Et un disciple du règne qui ne serait pas scribe ? » La distinction s’apparente à celle de la lettre et de l’Esprit, ou de la théorie et de la pratique opérative. L’Évangile montre souvent Jésus en dispute avec des scribes, qui se plaisent à mettre en opposition son action avec tel passage littéral de la Loi. Cette confrontation du spirituel et du lettré est universelle. La Bhagavad Gita l’envisage dans les deux sens. Le scribe critiquant le spirituel : Il est une parole fleurie, dont se prévalent les hommes qui manquent de sagesse. Ils sont attachés à la lettre du Vêda. Ils prétendent : « Il n’y a rien au-delà » (BG 02/42). Le spirituel critiquant le scribe et la matière première de son savoir, soit l’Écriture : Lorsque ton intellect, rendu perplexe par ce que tu auras entendu (les Védas), se fixera, inébranlable et ferme, dans la contemplation, alors tu atteindras la réalisation spirituelle  (BG 02/53).

3        Quand les scribes enseignent le peuple, sauf rares exceptions, ils diffusent une sorte de ‘code de la route’ législatif, omettant de dégager la finalité spirituelle et sans paraître habités par l’état intérieur correspondant. Et ils étaient frappés de l’enseignement de Jésus, car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes (Mc 01/22 = P 041). Au final, les scribes firent partie de ceux qui condamnèrent Jésus à mort, au nom de la Loi dont Jésus était pourtant la parfaite  incarnation : Le Fils de l’homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands-prêtres et les scribes, être tué…(Mc 08/31 = P 122).

4        A ce point rendu, il convient de se souvenir d’un précepte de sagesse : ‘Le contraire de l’erreur n’est pas la vérité, c’est l’erreur contraire.’ Après quatre millénaires de judéo-christianisme souvent encadrés par des scribes non disciples, il est de bon ton aujourd’hui de prétendre avoir ‘une spiritualité sans Dieu, sans Écriture, sans rite et sans clergé’ et, bien qu’on ne le dise généralement pas, aussi sans discipline. Autant confondre les caprices de l’ego avec l’Esprit.

5        Toute l’ambigüité du métier de scribe, et donc de la fréquentation des Écritures, tient au fait qu’elles sont non suffisantes, bien qu’indispensables. Que les Écritures soient pour toi l’autorité qui détermine ce qui doit être fait et évité. C’est en connaissant les prescriptions des Écritures que tu dois agir dans ce monde (BG 16/24). Et aussi : La connaissance (théorique) vaut mieux que les pratiques ascétiques (conduites sans discrimination), et la méditation l’emporte sur la connaissance (seulement théorique)… (BG 12/12). Dans la notion de disciple il y a discipline : applique-toi à la discipline du yoga. Elle est l’excellence de l’agir (BG 02/50). Les scribes professionnels, qui ne sont pas disciples, ont une certaine tendance à discerner la paille dans l’œil d’autrui et à ne pas voir la poutre dans leur œil, comme le note pertinemment Jésus (Mt 07/03 = P 070). Les scribes, souvent mêlés aux Pharisiens, ont un rôle généralement négatif vis-à-vis de Jésus ; mais ici et en peu d’autres endroits, il s’agit d’un scribe singulier, seul avec l’Écriture pourrait-on dire.

Le scribe disciple et l’ésotérisme chrétien

1        « Y avait-il des scribes parmi les Douze apôtres du Christ ? » Le seul dont l’Évangile signale qu’il sait écrire -outre Jésus lui-même- est Matthieu : Jésus voit, en passant, un homme assis au bureau de la douane, appelé Matthieu…(Mt 09/09 = P 049). Donc il sait lire et écrire… le latin, en tant que percepteur pour les Romains. Mais la Thora était lue en grec dans les synagogues et étudiée en hébreu par les savants. Il est vrai que Matthieu a écrit son évangile en grec, et plusieurs pères de l’Église pensent que ce scribe est Matthieu lui-même. Beaucoup de disciples de Jésus étaient de sa région de Galilée et pêcheurs de leur état, en tout cas les quatre principaux (Pierre, André, Jean et Jacques : Mc 01/16 = P 046). Jésus était connu comme charpentier (Mc 06/03 = P 100), mais son enseignement prouve sa profonde connaissance des Écritures. Avait-il des dons spéciaux, ou faisait-il partie, avec peut-être certains de ses amis qui devinrent ensuite apôtres, d’une confrérie initiatique pratiquant les Écritures en dehors des cercles cléricaux ? La chose était parfaitement possible dans un monde où les hommes ne se dispersaient pas en mille activités futiles en dehors de leur gagne-pain.

2        Cependant, les seuls assurément savants en science sacrée qui apparaissent dans l’Évangile ne sont pas des apôtres, mais Nathanaël (Jn 01/48 = P 025), Nicodème (Jn 03/01 = P 030), Joseph d’Arimathie. Ce dernier illustre parfaitement le cas de la présente parabole : Joseph d’Arimathie, membre notable du Conseil, qui attendait lui aussi le Royaume de Dieu… (Mc 15/43 = P 302). Or Joseph d’Arimathie tient une place centrale dans l’ésotérisme chrétien. Selon la légende du Graal, il aurait recueilli le sang du Christ (Jn 19/03 = P 303) en croix, dans la coupe du Graal ayant servi à la première Cène, et il serait à l’origine de la transmission en Occident de l’ésotérisme chrétien,  véhiculé ensuite par les chevaliers de la Table Ronde. Sa proximité avec Marie-Madeleine, elle-même destinée à  venir en Occident (à la Sainte Baume en France) était grande comme le montrent les scènes de mise au tombeau du Christ (Marie de Magdala et Marie, mère de Joset, regardent où on l’a mis : Mc 15/47 = P 304).

3        Tout cela tendrait à distinguer deux Églises, comme Jésus le suggère lui-même lorsqu’il dit à Pierre : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle (Mt 16/18 = P 121). Pierre ne symbolise pas l’Église (ésotérique) du Christ, mais les fondations de l’Église bâtie sur lui (sur cette pierre je bâtirai mon Église). Ainsi se distinguent l’Église de Pierre, exotérique, assise doctrinalement sur les tables de la Loi, gravées dans la pierre, et l’Église spirituelle, véritablement du Christ, dont sont membres une partie des hommes de l’Église de Pierre, et une partie des nombreux spirituels dispersés dans toutes les cultures du monde.

4        Le plus visible est rarement le plus profond. Lorsque le pape saint Paul VI, à la clôture du Concile Vatican II, déclare « Les fumées de Satan ont pénétré dans l’Église », il ne s’oppose pas à la parole du Christ : les portes de l’Hadès ne tiendront pas contre elle. Dans un cas il s’agit de l’Église exotérique, visible, institutionnelle et dogmatique, dans l’autre de l’Église spirituelle du Christ, qui est universelle et sans frontières visibles. Paul VI dirigeait l’une, sans ignorer l’autre.

Le maître ou la maîtresse ?

…est semblable à un homme-anthrôpos, maître de maison-oikodespotês…Oikodespotês ne désigne pas un célibataire uniquement préoccupé de ses propres satisfactions individuelles, mais un maître de maison, soit un homme marié, avec enfants, ayant souvent serviteurs et esclaves et abritant quelques membres de sa parenté. C’est un homme viril responsable d’une communauté ; le Juif archétypal en somme. Mais Jésus dit homme-anthrôpos soit humain et non homme-anêr, qui est l’homme masculin marié, chef de famille. Il est donc cohérent de penser que ce maître de maison peut aussi être une maitresse de maison, à condition qu’elle soit une femme bibliquement normale dans son rapport avec le masculin, chose rare désormais que le féminisme et le wookisme imprègnent la culture d’Occident et jusqu’à sa religion.

Le trésor

… qui tire-hors de son trésor du neuf et du vieux…Cette parabole fait ressurgir la notion de trésor, déjà rencontrée dans les paraboles du Trésor et de la Perle. Notion que Jésus reprendra en clair : amassez-vous des trésors dans le ciel : là, point de mite ni de ver qui consument, point de voleurs qui perforent et cambriolent.Car où est ton trésor, là sera aussi ton cœur (P 177 = Mt 06/21). Le trésor est impérissable, et qu’est-ce qui est impérissable dans la vie d’un homme, sinon son Esprit-pneuma ? L’illusoire est impermanent ; le réel ne cesse jamais d’être. Cette vérité est connue par ceux qui ont vu la Réalité (BG 02/16). C’est de sa spiritualité que le maître de maison tire les principes de sa direction. Autrement dit il est maître de maison de droit divin, comme, dans un monde normal (conforme du dharma des castes-varnas), le Brahmane se fonde sur la Révélation, le Roi, sur le sacre, le Tiers-État et le Service sur la fidélité aux deux précédents. Dans la vie intérieure, il en va de même pour chacun.

Le neuf et le vieux

1        Le jeune qui s’identifie à son âge et ‘prend les vieux pour obsolètes’ est condamné à le devenir. Les hommes de tous âges, qui s’identifient à la Modernité, au Progrès, à l’Évolution, au ‘sens de l’histoire’, et autres idoles temporelles, se trouvent dans la même situation. Les corps, les civilisations, les religions et les humanités commencent beaux et vigoureux et finissent décrépis. Telle est la Loi de notre monde mortel. Il n’y a pas de supériorité qualitative du neuf sur le vieux (Rien n’est nouveau sous le soleil : Écclésiaste 01/09)

2        Pour autant, l’ancien était-il ‘le bon temps’ ? Notons que l’histoire connue des hommes actuels ne recouvre que 5000 ans tout au plus. Ce qui, à l’échelle d’une humanité (d’un manvantara en termes hindous) ne constitue qu’une infime partie. Dans cette infime partie de l’histoire, les crimes et les guerres prolifèrent, à peine moins qu’aujourd’hui (encore qu’avec des moyens beaucoup moins destructeurs), mais, jusqu’à la révolution de 1789, les principes de civilisation étaient en ordre, à défaut de leur application parfaite. Ensuite, pour la première fois de l’histoire connue, le temporel a officiellement usurpé le spirituel, et cela est devenu plus ou moins mondial. Du point de vue des principes, (non du confort… encore que…) le ‘bon temps’ était donc avant. Quant aux nombreux millénaires séparant le début de l’actuel cycle humain du commencement de la période historique, seuls les mythes religieux les évoquent… ou le mythe moderne de l’homme-singe darwininien, qui en prend le contre-pied, comme il se doit pour tout ce qui est moderne.

3        Quoiqu’il en soit, même en maintenant la perspective spirituelle de l’involution humaine et non celle de l’évolution progressiste moderne, on ne peut appliquer les règles anciennes aveuglément dans le nouveau contexte actuel. Dans une ville, on ne peut pas cesser de respirer l’air pollué, même si on regrette qu’il le soit ; ainsi en est-il de nombre d’aspects de la modernité qui polluent l’humain. Beaucoup de neuf (mais pas tout, loin s’en faut) est donc indispensable, pour qui suit le chemin de la spiritualité intemporelle. Ce chemin, puisque sa formulation dans les textes sacrés date nécessairement de quelques siècles ou millénaires, paraîtra vieux à ceux qui partent du principe que tout ce qui est apparu avant leur naissance est dépassé.

Le mythe du Nouveau Testament et de la Bonne Nouvelle

1        Dans la tradition chrétienne on met généralement en parallèle cette petite parabole avec celle des ‘Outres neuves et du vin vieux’ (Mc 25/22 = P 050) et celle du ‘Viel habit raccommodé avec un tissu écru’ (Mc 25/21 = P 050). Le vieux est alors identifié à la Thora (rebaptisée ‘Ancien Testament’ par les chrétiens) et le neuf  au ‘Nouveau Testament’, en particulier à l’Évangile. Le Christianisme introduit là une pensée progressiste. Jésus dit : Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point…  Mais moi je vous dis : celui qui se met en colère contre son frère est passible du jugement (Mt 05/21 = P 059). Les Chrétiens en concluent que Jésus a reformulé la Loi dans le sens d’un progrès. Et la modernité tient de là son progressisme qu’elle attribue à la technologie et non plus au Christ. Or cette perspective est fausse. A l’heure des bombardements systématiques et de l’arme atomique, le précepte de ne pas tuer est beaucoup plus violé qu’au temps de Jésus. Jésus n’a pas suscité un progrès de la religion et de la civilisation ; il savait bien que tout vieillit. Il a restauré un ésotérisme spirituel que la religion dans laquelle il se trouvait avait semble-t-il oublié. Le mouvement du vieux au neuf va donc dans le sens de l’exotérisme religieux vers l’ésotérisme spirituel et non dans le sens d’un progrès, qui concernerait l’humanité entière et ‘la’ civilisation chrétienne par rapport à la juive.

2        Le Nouveau Testament n’est pas nouveau, il est plus ésotérique que l’Ancien. Et l’Ancien est toujours d’actualité, car si les hommes et les nations appliquaient le précepte ‘œil pour œil et dent pour dent’ ce serait déjà un progrès par rapport aux massacres qui s’opèrent couramment dans les guerres modernes. De même la supposée ‘bonne nouvelle’, pour traduire le grec eu-angelion  (évangile), qui signifie ‘bonne annonce’ (Mc 01/14 = P 038) est une fausse traduction dont le but est de ‘faire progressiste’. La spiritualité, science de l’Éternel, ne saurait dépendre du temps. Or, la notion de progrès n’existe que dans le temps.  L’enseignement de Jésus ne constitue pas un progrès, il est la restauration de l’immuable.

3        Il est utile de noter que le diable est très malin. Ainsi les sectes les plus farfelues, et les légions de faux prophètes pseudo ésotériques,  font tous valoir que leur enseignement et leurs techniques ‘sont conformes aux derniers progrès de la science cognitive et de la mécanique quantique, tout en s’encrant dans les révélations mystériques des civilisations de la plus haute Antiquité’. Jugez donc du neuf et du vieux sur le contenu, non sur l’étiquette .

Pratique :

 Pratique I : Chaque homme est une civilisation à lui tout seul. Où est le scribe en vous ? Quelle proportion de temps consacrez-vous à l’Éternal (Évangile, Bhagavad Gita) par rapport au journal ? Jeanne d’Arc disait : ‘Messire Dieu premier servi’ ; est-ce aussi le cas pour votre culture ?

Pratique II : La doctrine sans la pratique donne un savoir théorique qui accompagnera l’être dans sa transmigration et qui est donc très importante (BG 06/37-42). Une pratique sans doctrine est un navire déboussolé ; il est bien rare qu’il parvienne à bon port. Il faut les deux et dans l’ordre : carte et boussole d’abord, cheminement ensuite.

Pratique III : Le spirituel né en terre chrétienne ne doit pas rejeter sa religion native, si dégénérée qu’elle puisse sembler. Il doit en rechercher la substantifique moelle évangélique et en comprendre l’universalité à travers d’autres spiritualités (la plus limpide étant à notre époque le Yoga Védanta hindou).

Pratique IV : Quand on a compris que la spiritualité est intemporelle, et même supra-temporelle, on quitte la superstition du progrès et l’idole du ‘tout nouveau, tout beau’. Le travail, alors, consiste, dans le neuf où l’on se trouve et que l’on n’a pas choisi le plus souvent, à vivre les vieux enseignements (vieux parce que éternels).

 

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