L’impérissable

Bhagavad Gita 02/17 Commentaire Théorique et Méditation Opérative

Ce qui pénètre cet univers est impérissable. Personne ne peut détruire cet Être immuable (Bhagavad Gita 02/17)

Théorie :

L’homme sait qu’il est mortel, ainsi que les civilisations et les espèces. Il a appris à l’école que le soleil lui-même s’userait un jour et que la vie disparaitrait dans tout le système solaire. Il sait que l’univers est en expansion et perd de l’énergie au fil du temps. Donc le cosmos aussi est mortel.

La Bhagavad Gita affirme que l’univers périssable est soutenu par un principe impérissable. Affirmer n’est pas démontrer. Faut-il croire cette affirmation ?

Rien ne permet de penser que les végétaux et les animaux savent qu’ils sont mortels. Cette conscience est le propre de l’homme ; c’est pourquoi il n’est point d’humain sans religion.

De même qu’on ne peut appréhender le mouvement d’un objet A que par rapport à un objet B moins mouvant, et ultimement par rapport à un point fixe. De même on ne peut se savoir mortel que par rapport à une plus grande longévité, ou par rapport à la perpétuité (existence sans fin), ou à l’éternité (l’au-delà de la durée).

Par conséquent, s’il n’y avait pas de l’immortel en l’homme, il ne saurait pas qu’il est mortel ; s’il n’y avait pas du divin en lui, il ne saurait pas qu’il est plus qu’un animal.

Pour autant, les végétaux et les animaux ne peuvent totalement ignorer qu’ils sont mortels et que l’homme leur est supérieur : la preuve en est qu’ils respectent l’homme qui les respecte.

 

Pratique :

Ne crains jamais pour le périssable. Il n’est que l’expression d’un impérissable qui se renouvelle sans cesse. Ne te limite jamais à l’objet périssable, qu’il soit dans sa splendeur ou dans son dépérissement : perçois la Présence, dont il n’est que l’habit.

 

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