L’atman perpétuel
Ce sont seulement les corps où s’incarne l’atman qui ont une fin. L’atman est perpétuel, impérissable. C’est pourquoi tu dois combattre. Croire que l’atman peut tuer ou être tué, c’est deux fois tomber dans l’erreur. Car l’atman ne tue, et ne peut pas être tué.
(Bhagavad Gita 02/18-19)
Théorie :
La spiritualité métaphysique distingue le temps (d’expérience courante), la perpétuité (qui est une durée sans début et sans fin) et l’éternité (qui est une conscience sans durée, sans avant, sans après). La Conscience qu’on appelle Dieu est éternelle, non soumise à la durée. L’humain s’en approche nuitamment dans le sommeil profond et diurnement dans certains états de méditation. L’atman -qui est autre chose que l’âme au sens chrétien moderne- est sans début et sans fin ; il transmigre d’un corps à l’autre, tant que l’être se trouve dans l’état humain d’existence.
L’homme profane se croit mortel car il s’identifie à son corps qui l’est effectivement. Le spirituel s’identifie à l’atman en lui et se sait perpétuellement vivant, mais sous des formes changeantes par la succession des naissances et des morts. Si l’humain n’avait pas du perpétuel en lui, l’idée même de perpétuité lui serait inconnue ; semblablement, à un niveau supérieur, pour l’idée d’éternité.
Quand un homme meurt -de quelque façon qu’il meurt-, seul son corps actuel meurt. Cela change profondément la perspective du danger, de la guerre et de la peine de mort. La vie du corps est sacrée, mais temporaire et donc relative. L’atteinte à l’atman est plus grave que l’atteinte au corps.
Arjuna, le héros de la Bhagavad Gita, figure du disciple, hésite à combattre contre des individus destructeurs de civilisation et cependant membres de sa parenté. Krishna, le maître spirituel, lui montre que la vérité de l’atman doit primer sur la survie du corps ; ce qui implique parfois le sacrifice de ce dernier, sacrifice partiel voire total.
Pratique :
Le monde moderne est basé sur l’absolutisation du corps mortel. Il se veut opposé à toute guerre, alors qu’il en raffine sans cesse les moyens ; opposé à la peine de mort, alors même qu’il détruit les espèces vivantes comme jamais. Mais il laisse allègrement mourir dans la culture des peuples la conscience de son atman immortel.
Ne pas penser ‘Je suis vieux’, mais ‘Le corps a tel âge’. Ne pas identifier la conscience que nous sommes au monde transitoire et instable dans lequel évolue actuellement notre corps.
Ne jamais limiter les valeurs et objectifs que nous nous donnons aux conditionnements bornés de notre corps actuel. Le ‘saint’ pape théologien Jean-Paul II a dit : « Je suis un corps », le spirituel orienté pense : « J’ai un corps, je ne suis pas un corps. »
L’atman perpétuel
L’atman perpétuel
L’atman perpétuel
Ce sont seulement les corps où s’incarne l’atman qui ont une fin. L’atman est perpétuel, impérissable. C’est pourquoi tu dois combattre. Croire que l’atman peut tuer ou être tué, c’est deux fois tomber dans l’erreur. Car l’atman ne tue, et ne peut pas être tué.
(Bhagavad Gita 02/18-19)
Théorie :
La spiritualité métaphysique distingue le temps (d’expérience courante), la perpétuité (qui est une durée sans début et sans fin) et l’éternité (qui est une conscience sans durée, sans avant, sans après). La Conscience qu’on appelle Dieu est éternelle, non soumise à la durée. L’humain s’en approche nuitamment dans le sommeil profond et diurnement dans certains états de méditation. L’atman -qui est autre chose que l’âme au sens chrétien moderne- est sans début et sans fin ; il transmigre d’un corps à l’autre, tant que l’être se trouve dans l’état humain d’existence.
L’homme profane se croit mortel car il s’identifie à son corps qui l’est effectivement. Le spirituel s’identifie à l’atman en lui et se sait perpétuellement vivant, mais sous des formes changeantes par la succession des naissances et des morts. Si l’humain n’avait pas du perpétuel en lui, l’idée même de perpétuité lui serait inconnue ; semblablement, à un niveau supérieur, pour l’idée d’éternité.
Quand un homme meurt -de quelque façon qu’il meurt-, seul son corps actuel meurt. Cela change profondément la perspective du danger, de la guerre et de la peine de mort. La vie du corps est sacrée, mais temporaire et donc relative. L’atteinte à l’atman est plus grave que l’atteinte au corps.
Arjuna, le héros de la Bhagavad Gita, figure du disciple, hésite à combattre contre des individus destructeurs de civilisation et cependant membres de sa parenté. Krishna, le maître spirituel, lui montre que la vérité de l’atman doit primer sur la survie du corps ; ce qui implique parfois le sacrifice de ce dernier, sacrifice partiel voire total.
Pratique :
Le monde moderne est basé sur l’absolutisation du corps mortel. Il se veut opposé à toute guerre, alors qu’il en raffine sans cesse les moyens ; opposé à la peine de mort, alors même qu’il détruit les espèces vivantes comme jamais. Mais il laisse allègrement mourir dans la culture des peuples la conscience de son atman immortel.
Ne pas penser ‘Je suis vieux’, mais ‘Le corps a tel âge’. Ne pas identifier la conscience que nous sommes au monde transitoire et instable dans lequel évolue actuellement notre corps.
Ne jamais limiter les valeurs et objectifs que nous nous donnons aux conditionnements bornés de notre corps actuel. Le ‘saint’ pape théologien Jean-Paul II a dit : « Je suis un corps », le spirituel orienté pense : « J’ai un corps, je ne suis pas un corps. »
L’atman perpétuel