Les ROIS MAGES
Jésus a été engendré à Bethléem de Judée, aux jours du roi Hérode, voici que des mages venus du Levant-anatolê arrivent à Jérusalem en disant : »Où est le roi des Juifs qui vient d’être enfanté ? Nous avons vu, en effet, son astre au levant-anatolê et nous sommes venus nous prosterner-proskunein devant lui. »
(P 011 = Lc 02/01-02)
Théorie :
Hérode, entendant parler d’un roi des juifs qui pourrait le concurrencer, entreprend de tuer Jésus et, ignorant de qui il s’agit, il ordonne d’exécuter tous les enfants de son âge. Tel est le premier accueil des grands d’Occident à celui dont le Logos emprunta la voix. Apparaissent alors des mages du Levant, dont on ne sait rien, et dont on ne reparle plus ensuite dans l’Evangile. Comment savent-ils que Jésus est le roi des ‘juifs’ (c’est-à-dire de ‘tous ceux qui louent Dieu’), titre que Jésus revendiquera auprès de Pilate ? Mystère.
Ils savent lire les signes de Dieu dans le langage des astres. Le christianisme, après avoir pratiqué cela pendant des siècles, le renie aujourd’hui. Ils offrent à Jésus de l’or, symbole de royauté, de l’encens, symbole de sacerdoce, et de la myrrhe, symbole d’immortalité qui se retrouve au moment de la mise au tombeau de Jésus apporté par Nicodème et Joseph d’Arimathie. Il ne s’agit évidemment pas de cadeaux, comme on offre un collier à une femme, mais d’une transmission de pouvoirs à un enfant dont ils savent les qualités et l’exceptionnel destin, un tulku diraient les Tibétains. Ils connaissent aussi les qualités de ses parents, à qui ils confient les précieux objets, supports symboliques de ces pouvoirs.
Aucune tradition spirituelle n’est née dans les pays du Couchant. Aux portes du Couchant, ces messagers du Levant transmettent les pouvoirs nécessaires à la mission de celui qui fondera lointainement la seule religion dont soit encore capable l’Occident.
La théologie élimine quasiment ce passage évangélique, le présentant comme un mythe conservé là par erreur. Les enseignements ésotériques, tout comme la ferveur populaire, qui en est le véhicule inconscient, lui attachent au contraire une grande importance.
La dérive des continents se lit sur un globe terrestre. Il n’y en a qu’un en réalité (le continent Pangé), avec son Levant spirituel et son Couchant profanateur. Aujourd’hui, le Couchant a envahi le monde. Il y a deux mille ans, le Levant sauvait, pour un temps, le Couchant, en ensemençant l’Empire romain. Les mages ont voyagé deux ans, nous dit le texte, en caravane, cela conduit dans l’Orient profond.
Des légendes (littéralement ‘Ce qui doit être lu’, comme Jésus dit ‘que celui qui lit comprenne’) affirment que la sagesse primordiale est conservée, cachée, en Orient jusqu’à la fin du cycle de la présente humanité. D’autres disent que le ‘prêtre Jean’ qui les détenait en Occident, s’est retiré en Orient à la fin du Moyen-âge.
Les mages se prosternent devant Jésus, comme cela se fait en Orient devant un réalisé spirituel. Et ils lui transmettent les outils symboliques que sa tradition juive et gréco-romaine ne pouvait lui fournir. Jésus bâtira, avec ces outils, une chrétienté et un ésotérisme chrétien qui éclaireront les hommes jusqu’à l’orée du monde moderne.
Pratique :
Les ‘valeurs’ du monde moderne conduisent tout droit à la fin de l’humanité spirituelle. Ceux qui cherchent encore la lumière spirituelle, vers où se tournent-ils ? Vers l’Orient, soit le plus proche, l’Evangile, soit le plus oriental, le Védanta hindou ou le Taoïsme chinois. Un oriental, aujourd’hui, n’est pas nécessairement un habitant de l’Orient géographique, c’est un homme qui cherche vers le Levant. Heureux celui qui comprend les mages et qui voit que le monde matériel et la science qui s’y limite ne sont qu’illusion, maya. « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux » Saint Exupéry.
Les ROIS MAGES
Les ROIS MAGES
Les ROIS MAGES
Jésus a été engendré à Bethléem de Judée, aux jours du roi Hérode, voici que des mages venus du Levant-anatolê arrivent à Jérusalem en disant : »Où est le roi des Juifs qui vient d’être enfanté ? Nous avons vu, en effet, son astre au levant-anatolê et nous sommes venus nous prosterner-proskunein devant lui. »
(P 011 = Lc 02/01-02)
Théorie :
Hérode, entendant parler d’un roi des juifs qui pourrait le concurrencer, entreprend de tuer Jésus et, ignorant de qui il s’agit, il ordonne d’exécuter tous les enfants de son âge. Tel est le premier accueil des grands d’Occident à celui dont le Logos emprunta la voix. Apparaissent alors des mages du Levant, dont on ne sait rien, et dont on ne reparle plus ensuite dans l’Evangile. Comment savent-ils que Jésus est le roi des ‘juifs’ (c’est-à-dire de ‘tous ceux qui louent Dieu’), titre que Jésus revendiquera auprès de Pilate ? Mystère.
Ils savent lire les signes de Dieu dans le langage des astres. Le christianisme, après avoir pratiqué cela pendant des siècles, le renie aujourd’hui. Ils offrent à Jésus de l’or, symbole de royauté, de l’encens, symbole de sacerdoce, et de la myrrhe, symbole d’immortalité qui se retrouve au moment de la mise au tombeau de Jésus apporté par Nicodème et Joseph d’Arimathie. Il ne s’agit évidemment pas de cadeaux, comme on offre un collier à une femme, mais d’une transmission de pouvoirs à un enfant dont ils savent les qualités et l’exceptionnel destin, un tulku diraient les Tibétains. Ils connaissent aussi les qualités de ses parents, à qui ils confient les précieux objets, supports symboliques de ces pouvoirs.
Aucune tradition spirituelle n’est née dans les pays du Couchant. Aux portes du Couchant, ces messagers du Levant transmettent les pouvoirs nécessaires à la mission de celui qui fondera lointainement la seule religion dont soit encore capable l’Occident.
La théologie élimine quasiment ce passage évangélique, le présentant comme un mythe conservé là par erreur. Les enseignements ésotériques, tout comme la ferveur populaire, qui en est le véhicule inconscient, lui attachent au contraire une grande importance.
La dérive des continents se lit sur un globe terrestre. Il n’y en a qu’un en réalité (le continent Pangé), avec son Levant spirituel et son Couchant profanateur. Aujourd’hui, le Couchant a envahi le monde. Il y a deux mille ans, le Levant sauvait, pour un temps, le Couchant, en ensemençant l’Empire romain. Les mages ont voyagé deux ans, nous dit le texte, en caravane, cela conduit dans l’Orient profond.
Des légendes (littéralement ‘Ce qui doit être lu’, comme Jésus dit ‘que celui qui lit comprenne’) affirment que la sagesse primordiale est conservée, cachée, en Orient jusqu’à la fin du cycle de la présente humanité. D’autres disent que le ‘prêtre Jean’ qui les détenait en Occident, s’est retiré en Orient à la fin du Moyen-âge.
Les mages se prosternent devant Jésus, comme cela se fait en Orient devant un réalisé spirituel. Et ils lui transmettent les outils symboliques que sa tradition juive et gréco-romaine ne pouvait lui fournir. Jésus bâtira, avec ces outils, une chrétienté et un ésotérisme chrétien qui éclaireront les hommes jusqu’à l’orée du monde moderne.
Pratique :
Les ‘valeurs’ du monde moderne conduisent tout droit à la fin de l’humanité spirituelle. Ceux qui cherchent encore la lumière spirituelle, vers où se tournent-ils ? Vers l’Orient, soit le plus proche, l’Evangile, soit le plus oriental, le Védanta hindou ou le Taoïsme chinois. Un oriental, aujourd’hui, n’est pas nécessairement un habitant de l’Orient géographique, c’est un homme qui cherche vers le Levant. Heureux celui qui comprend les mages et qui voit que le monde matériel et la science qui s’y limite ne sont qu’illusion, maya. « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux » Saint Exupéry.
Les ROIS MAGES