Le STATUT SPIRITUEL de l’ANIMAL HUMAIN
Jésus leur dit : « Quel sera d’entre vous l’homme qui aura une seule brebis,
et si elle tombe dans un trou, le jour du sabbat, n’ira la prendre et la relever ?
Or, combien un homme vaut plus qu’une brebis ! »
(Mt 12/11-12 = P 052)
Théorie :
1 Jésus aime bien cacher un enseignement sous un autre, à la façon des poupées gigognes. On le voit relativiser la sacrosainte obligation religieuse du shabbat et voilà qu’il glisse une comparaison entre humain et animal. « Pourquoi là ? » Parce que l’animal, ici une brebis, est un mammifère sans religion, contrairement à l’humain. Tout pasteur dérogera au repos du shabbat pour sauver une brebis, à plus forte raison Jésus, le pasteur spirituel, dérogera aux impératifs de la religion pour spiritualiser un humain. Raisonnement rabbinique imparable ; Jésus n’est pas juif pour rien.
2 Mais l’exception n’est justifiée que par l’urgence : la brebis est tombée dans un trou. Autrement dit, l’homme est tombé dans l’erreur. Pour Jésus, cet homme handicapé (Il est paralysé de la main droite) n’est aucunement un innocent malade. ‘Il est victime de son mauvais karma’, comme dirait un oriental. Cet homme a quitté la voie droite ; il agit gauchement. Selon le symbolisme universel de la droite et de la gauche, il a quitté la voie de la Loi (du Dharma) et il est enlisé dans la voie de l’ego.
3 « Pourquoi la comparaison avec l’animal ? » Parce que la voie de l’ego réduit l’humain à la bête. L’égalitarisme est au cœur de la doctrine démocratique (Liberté, Égalité, Fraternité) : il devait accoucher à terme de la confusion animal-humain. C’est presque fait chez les antispécistes, qui prônent un traitement et un respect égal pour toutes les espèces.
4 En fait l’antispécisme n’est qu’une réaction outrée à la monstruosité du traitement des animaux dans les industries modernes, en particulier alimentaires et scientifiques. L’excès appelle l’excès. La sagesse consiste à tenir ensemble le principe hiérarchique et le principe du continuum. La hiérarchie classe et distingue (les couleurs de l’arc en ciel, les espèces, les états sociaux-varnas etc.). Le continuum réalise que, s’il y a bien jaune, orange et rouge, la frontière entre les couleurs est indiscernable. La hiérarchie seule est sclérosante ; le continuum seul est dissolvant ; les deux ensemble conditionnent la vie.
5 La théorie orientale des réincarnations possibles sous formes animales est un enseignement symbolique exposant que l’état humain n’est jamais acquis définitivement. Un homme sans discipline et sans Loi devient vite pire qu’une bête. En effet son intelligence plus grande, quand elle s’inverse, s’avère plus destructrice que l’instinct relativement équilibré des animaux. Alors s’éclaire la réponse à la question du Christ : « Combien un homme vaut plus qu’une brebis ? » Indéfiniment, car l’homme est capable de dépasser l’humain, alors que l’animal, enchaîné par l’instinct, ne peut progresser que de façon infinitésimale.
6 L’humain est à la fois potentiellement meilleur et pire que l’animal. Il est dieu et diable, deva et assura. La distance qui sépare l’humain de l’animal symbolise celle qui sépare le réalisé (ici Jésus) de l’homme religieux dualiste. Le fait que nombre de modernes considèrent à égalité l’humain et l’animal ne montre pas tant leur amour des animaux que leur méconnaissance de l’humain. L’homme est un mammifère religieux ; potentiellement un dieu, s’il se sait habité par le Principe ; potentiellement Dieu s’il s’identifie à ce qui réside dans son cœur.
Pratique :
1 L’homme est un dieu pour l’animal, comme le montre le comportement des chiens, des chevaux et des bêtes sauvages qui n’attaquent jamais les saints ermites. Aime et respecte ces créatures de Dieu. Ne les déçois pas dans leur attente vis-à-vis de toi. Mais n’oublie pas qui tu es. Ne fais rien par instinct, comme mouton de Panurge. L’état humain d’existence est un privilège fragile : il permet de progresser autant que de régresser. Dépourvu d’instinct natif, l’homme qui ne progresse pas chute rapidement.
2 Combien investissent plus pour un animal de compagnie qu’ils ne feraient pour un homme ? Ne t’identifie pas à l’humain, qui n’est qu’une transition. « Qui fait l’ange fait la bête », certes. Mais qui se contente humain ne le restera pas longtemps. L’humanité t’a été donnée pour t’approcher du divin. Comprends qu’une civilisation sans Dieu (ou qui Le prétend facultatif) prélude à la barbarie. Si l’autre homme est ton frère, réalise que vous avez un Père commun.
Le STATUT SPIRITUEL de l’ANIMAL HUMAIN
Le STATUT SPIRITUEL de l’ANIMAL HUMAIN
Le STATUT SPIRITUEL de l’ANIMAL HUMAIN
Jésus leur dit : « Quel sera d’entre vous l’homme qui aura une seule brebis,
et si elle tombe dans un trou, le jour du sabbat, n’ira la prendre et la relever ?
Or, combien un homme vaut plus qu’une brebis ! »
(Mt 12/11-12 = P 052)
Théorie :
1 Jésus aime bien cacher un enseignement sous un autre, à la façon des poupées gigognes. On le voit relativiser la sacrosainte obligation religieuse du shabbat et voilà qu’il glisse une comparaison entre humain et animal. « Pourquoi là ? » Parce que l’animal, ici une brebis, est un mammifère sans religion, contrairement à l’humain. Tout pasteur dérogera au repos du shabbat pour sauver une brebis, à plus forte raison Jésus, le pasteur spirituel, dérogera aux impératifs de la religion pour spiritualiser un humain. Raisonnement rabbinique imparable ; Jésus n’est pas juif pour rien.
2 Mais l’exception n’est justifiée que par l’urgence : la brebis est tombée dans un trou. Autrement dit, l’homme est tombé dans l’erreur. Pour Jésus, cet homme handicapé (Il est paralysé de la main droite) n’est aucunement un innocent malade. ‘Il est victime de son mauvais karma’, comme dirait un oriental. Cet homme a quitté la voie droite ; il agit gauchement. Selon le symbolisme universel de la droite et de la gauche, il a quitté la voie de la Loi (du Dharma) et il est enlisé dans la voie de l’ego.
3 « Pourquoi la comparaison avec l’animal ? » Parce que la voie de l’ego réduit l’humain à la bête. L’égalitarisme est au cœur de la doctrine démocratique (Liberté, Égalité, Fraternité) : il devait accoucher à terme de la confusion animal-humain. C’est presque fait chez les antispécistes, qui prônent un traitement et un respect égal pour toutes les espèces.
4 En fait l’antispécisme n’est qu’une réaction outrée à la monstruosité du traitement des animaux dans les industries modernes, en particulier alimentaires et scientifiques. L’excès appelle l’excès. La sagesse consiste à tenir ensemble le principe hiérarchique et le principe du continuum. La hiérarchie classe et distingue (les couleurs de l’arc en ciel, les espèces, les états sociaux-varnas etc.). Le continuum réalise que, s’il y a bien jaune, orange et rouge, la frontière entre les couleurs est indiscernable. La hiérarchie seule est sclérosante ; le continuum seul est dissolvant ; les deux ensemble conditionnent la vie.
5 La théorie orientale des réincarnations possibles sous formes animales est un enseignement symbolique exposant que l’état humain n’est jamais acquis définitivement. Un homme sans discipline et sans Loi devient vite pire qu’une bête. En effet son intelligence plus grande, quand elle s’inverse, s’avère plus destructrice que l’instinct relativement équilibré des animaux. Alors s’éclaire la réponse à la question du Christ : « Combien un homme vaut plus qu’une brebis ? » Indéfiniment, car l’homme est capable de dépasser l’humain, alors que l’animal, enchaîné par l’instinct, ne peut progresser que de façon infinitésimale.
6 L’humain est à la fois potentiellement meilleur et pire que l’animal. Il est dieu et diable, deva et assura. La distance qui sépare l’humain de l’animal symbolise celle qui sépare le réalisé (ici Jésus) de l’homme religieux dualiste. Le fait que nombre de modernes considèrent à égalité l’humain et l’animal ne montre pas tant leur amour des animaux que leur méconnaissance de l’humain. L’homme est un mammifère religieux ; potentiellement un dieu, s’il se sait habité par le Principe ; potentiellement Dieu s’il s’identifie à ce qui réside dans son cœur.
Pratique :
1 L’homme est un dieu pour l’animal, comme le montre le comportement des chiens, des chevaux et des bêtes sauvages qui n’attaquent jamais les saints ermites. Aime et respecte ces créatures de Dieu. Ne les déçois pas dans leur attente vis-à-vis de toi. Mais n’oublie pas qui tu es. Ne fais rien par instinct, comme mouton de Panurge. L’état humain d’existence est un privilège fragile : il permet de progresser autant que de régresser. Dépourvu d’instinct natif, l’homme qui ne progresse pas chute rapidement.
2 Combien investissent plus pour un animal de compagnie qu’ils ne feraient pour un homme ? Ne t’identifie pas à l’humain, qui n’est qu’une transition. « Qui fait l’ange fait la bête », certes. Mais qui se contente humain ne le restera pas longtemps. L’humanité t’a été donnée pour t’approcher du divin. Comprends qu’une civilisation sans Dieu (ou qui Le prétend facultatif) prélude à la barbarie. Si l’autre homme est ton frère, réalise que vous avez un Père commun.
Le STATUT SPIRITUEL de l’ANIMAL HUMAIN